jeudi 26 mars 2026
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Réconciliation nationale : Le CGD étudie le rôle de la justice en la matière

Le monde entier commémore ce mercredi 15 septembre 2021, la journée internationale de la démocratie. Pour marquer d’une pierre blanche, cette journée, le centre pour la gouvernance et la démocratie (CGD) en coloration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a organisé ce jour à Ouagadougou un dialogue démocratique à travers lequel deux panels ont été animés par des experts de la démocratie et de la justice. Le premier panel a eu pour thème: « le rôle de la justice dans le processus de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale » et le deuxième a porté sur le thème: « démocratie, cohésion sociale et réconciliation nationale : rôle des femmes et jeunes ».

« Le CGD, acteur de promotion de la bonne gouvernance et de la démocratie en partenariat avec le PNUD a voulu organiser des échanges afin de faire ressortir le lien entre justice, cohésion sociale et réconciliation nationale. Quelle est la place qu’on attend donner à la justice dans le processus de réconciliation nationale. À l’issue des débats, les recommandations seront reversées aux autorités pour éclairer le processus de la réconciliation nationale déjà déclenché » a expliqué d’entame Simon Pierre Douamba, chargé de suivi-évaluation au CGD.

Les conférenciers

Bibata Nébie, magistrate panéliste a, au cours de ce dialogue démocratique, décortiqué et expliqué l’essence de deux types de justices à savoir la justice traditionnelle et la justice institutionnelle encore appelée justice classique. Elle a ainsi fait savoir que « la justice est l’un des piliers de la cohésion sociale » tout en insistant sur le fait que justice et cohésion sociale vont de pair. Pour elle, quand on aspire à la cohésion sociale, le besoin de justice s’impose.

 Elle estime que le caractère « impartiale » de la justice permet de régler les contentieux sociaux. Ce qui dit elle permet d’asseoir une bonne base de la cohésion sociale. Cette justice ajoute-t-elle, est aussi « indispensable » pour la réconciliation nationale.

En outre, tout en reconnaissant les limites de cette justice dite classique, Bibata Nébie pense néanmoins que « la justice à l’heure actuelle est sur le point se relever ». Cette idée est soutenue selon elle, par le fait que depuis la transition, « des garanties d’indépendances ont été accordées aux juges » pour permettre à l’appareil judiciaire de prendre sa réelle autonomie.

Les limites de la justice

Par ailleurs, Bibata Nébie n’a pas manqué de souligner les limites de la justice institutionnelle. Elle a pu relever à ce propos son « mode d’expression ». À l’en croire, bon nombre de personnes pensent que cette forme de justice (justice institutionnelle) « n’est rendue qu’aux privilégiés » car elles ne comprennent pas la langue française qui est la langue utilisée aux tribunaux.

Il y a aussi « la lenteur de la justice » qui constitue également une limite selon elle. Cette lenteur de la justice, de l’analyse de Bibata Nebie, pourrait constituer une entrave à la réconciliation nationale. 

Rôle de la justice sur la réconciliation nationale

Abdoul Karim Saidou, également panéliste, à ce rendez-vous du CGD, a aussi reconnu le caractère « incontournable » de la justice dans le processus de la réconciliation nationale. Mais de son entendement, cette même justice est un problème pour d’autres personnes. Un problème qui selon lui pourrait se résoudre avec une renaissance de la justice caractérisée entre autres par son indépendance.

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

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