samedi 18 avril 2026
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Procès Sankara : « Les avocats de Blaise Compaoré font preuve de mauvaise foi… » (COLAB)

La Coalition des Leaders associatifs du Burkina Faso (COLAB), en conférence de presse le samedi 9 octobre 2021, a dénoncé « la mauvaise foi » de l’ancien président Blaise Compaoré et ses avocats, dans le procès Thomas Sankara et ses 12 compagnons. Et ce, en référence à la note des avocats de M. Compaoré, déclarant qu’ils ne se rendront pas au procès.

« Blaise Compaoré ne se rendra pas et nous non plus, au procès politique organisé à son encontre devant le tribunal militaire de Ouagadougou, c’est-à-dire devant une juridiction militaire de Ouagadougou », communiquaient les avocats de l’ancien président Blaise Compaoré, principal accusé dans l’affaire Thomas Sankara.

En réponse à cela, a réagi la COLAB, à travers son coordonnateur, Passamdé Sawadogo, alias Océan en ce propos : « les avocats de l’ex président Blaise Compaoré sont certainement amnésiques et font preuve, avant l’ouverture des débats, de mauvaise foi (…) Ils oublient que dans la forme, l’ensemble, sinon la plupart des textes qui créent le tribunal militaire, les textes relatifs à son organisation, le mode de fonctionnement ainsi que les attributions portent la signature de leur client ».

Aussi, en réponse toujours au communiqué des avocats de Blaise Compaoré dans lequel il est indiqué que « le président Compaoré, loin de tourner le dos à ses responsabilités, appelle de ses vœux, l’Union nationale contre le terrorisme, la réconciliation nationale au nom des valeurs supérieures du pays », la COLAB a laissé entendre que « cette phrase ignore royalement la justice dans le schéma du sieur Compaoré et ses défenseurs ».

Pour cela, tout en invitant les Burkinabè à se mobiliser comme ils le faisaient pour commémorer la mort du chef de la révolution d’août 1983, la COLAB les invite à « être vigilants », car, dit-elle à propos de Blaise Compaoré : « il est allergique aux humiliations ».

« Blaise Compaoré s’est appuyé sur la justice militaire pour juger et enfermer des militaires dont certains ont péri. Si à son tour, il refuse d’être jugé par la justice que lui-même a instituée, nous ne comprenons plus rien », enfonce-t-il, avant de marteler : « Le Burkina d’aujourd’hui n’est plus comme le Burkina de son époque où quand on te prend, après on entend que tu es mort. Nous disons à Blaise Compaoré de ne pas avoir peur parce que le Burkina de maintenant applique ce que dit la justice ».

Minute.bf

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