Paul-Henri Damiba : « Si j’ai pris un franc de l’Etat pour m’enrichir, je suis prêt à répondre »

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a accordé un entretien au journaliste Alain Foka. Dans cet entretien de plus de 46 minutes, l’ancien président du Burkina Faso est revenu sur sa vision de la gouvernance et a aussi, en quelque sorte, répondu à toutes les rumeurs qui faisaient croire qu’il s’était enrichi illicitement avec l’argent de l’Etat.

« En terme de gouvernance, je peux dire sans essayer de me vanter, qu’il y a rare de systèmes politiques qui ont été aussi transparents que le système que nous avons conduit », a d’abord indiqué le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, avant de déclarer : « Si j’ai pris un franc de l’Etat pour m’enrichir personnellement, je suis prêt à répondre devant les juridictions ». Il a même ironisé que certains de ses homologues affirmaient qu’il « était un président pauvre ».

Il ajoute que ce qui est dit sur les réseaux sociaux sont « des trucs montés pour discréditer et pour salir » sa personne. « Moi, je suis en paix avec ma conscience et l’avenir nous dira qui a raison et qui n’a pas raison », a-t-il soutenu.

En lui demandant un conseil à l’endroit des autorités actuelles, l’ancien président les appelées à « aller veritablement vers la paix, parce qu’elles savent que [le Burkina Faso] a beaucoup souffert. Il y a trop de populations qui ont perdu la vie. Il y a la misère qui s’installe. Il faut faire l’effort d’aller vers la paix. Aller vers la paix, pour moi, c’est éviter au maximum, tout ce qui peut renforcer la guerre. Il faut tout faire pour unir nos forces entre elles. Il faut oser dialoguer avec les groupes armés. Il ne faut pas qu’on les regarde comme des gens d’une autre race ou d’un autre pays. Mon parcours militaire m’a montré que le meilleur stratège c’est celui ou cette personne qui arrive à plier l’ennemi sans avoir à tirer ou à le combattre ».

L’ancien président de la transition a confié que durant sa gouvernance, une dynamique était en cours. « On faisait des opérations calibrées, précises, qui ne causaient pas beaucoup de dommages collatéraux. Et parallèlement, nous entrenions des échanges [avec des groupes armés, NDLR], et nous avions pu démobiliser. […] », a-t-il révélé, insistant sur le fait qu’en plus de « certaines actions coercitives, limitées et encadrées, la démobilisation est un facteur important ».

Ce faisant, « une centaine » de personnes ont été demobilisées, selon ses dires, ajoutant qu’il y avait même des promesses de certaines personnes démobilisées, qui entendaient « aller ramener [d’autres combattants terroristes avec eux] ».

« Malheureusement, toutes ces démarches sont un peu à l’eau », a déploré l’ancien chef de l’Etat.

Minute.bf

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1 COMMENTAIRE

  1. Yes! Tout ce mon pays le Burkina Faso 🇧🇫 a besoin c’est le dialogue en tout générale et sans ce dialogue a la réconciliation le Burkina Faso ne s’en sortira pas merci

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