jeudi 2 avril 2026
spot_img

Mali : Les partis politiques appellent à lever « sans délai » la suspension de leurs activités

Dans un communiqué conjoint ce samedi 13 avril 2024, les partis et organisations de la société civile au Mali, signataires de la déclaration du 31 mars 2024, dénoncent la suspension des activités des partis politiques par le gouvernement en place.

« Les Partis, regroupements de Partis et organisations de la société civile signataires de la déclaration du 31 mars 2024 ont appris avec stupéfaction, la décision des autorités en place, de suspendre les activités des Partis Politiques et des activités à caractère politique des associations, en violation des Constitutions de 1992 et de 2023 et des lois encore en vigueur au Mali, notamment la Charte des partis politiques et la loi modifiée relative aux associations », déplorent les partis dans leur communiqué.

Ils disent attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, « sur le fait que ces atteintes graves aux libertés démocratiques sont sans précédent dans l’histoire du Mali depuis la chute de la dictature militaire du Général Moussa Traoré ».

Les partis politiques disent regretter « qu’au moment où le chef de l’État en appelle à tous les Maliens, pour participer à un dialogue dit inter-maliens, on puisse suspendre les activités des partis et activités à caractère politique des associations, qui constituent un pan indispensable dans l’animation de la vie politique et publique, conformément aux textes de loi pertinents en la matière ».

Ils disent regretter également, « les allégations infondées qui ont servi de justification fallacieuse à cette décision liberticide et tyrannique par les autorités en place ».

Le collectif qui dit rejeter le décret N°2024-0230/PT-RM du 10 avril 2024, affirme « qu’à partir de cet instant, elles vont non seulement l’attaquer devant toutes les juridictions nationales et internationales indiquées, mais aussi qu’elles ne participeront, dans ces conditions, à aucune activité organisée par le gouvernement, y compris le soi-disant dialogue inter-Maliens ».

Il « exhorte les autorités en place, à lever sans délai, la suspension des activités des partis politiques et celles des activités à caractère politique des associations, afin de permettre à toutes les composantes de la société malienne de participer à l’animation de la vie publique nationale, en vue de jeter les bases d’une véritable refondation de nos institutions ».

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Articles connexes

Burkina : le gouvernement lève la suspension des exportations de tomate fraîche

Dans un communiqué conjoint publié ce mercredi 1er avril 2026, le ministère en charge de l'agriculture et celui...

Coopération militaire : Le Burkina partage son expérience avec des officiers de plusieurs pays africains

Le Burkina Faso accueille, depuis le 28 mars dernier, des stagiaires de l’École de Commandement et d’État-Major de...

Normes, métrologie et qualité des produits : L’ABNORM outille des journalistes pour mieux sensibiliser les populations

Depuis sa création, les missions de l'Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM)...

Burkina/Adoption de la loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle : Le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle salue des « avancées...

Dans une déclaration ce mercredi 1er avril 2026, le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle du...