Le Conseil des ministres, réuni mercredi 29 juillet 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du Général Assimi GOITA, a adopté les projets de texte relatifs à la création de la Société des Textiles du Mali et à l’approbation de ses statuts.
Face à une production cotonnière record mais très peu transformée sur place, le Gouvernement malien franchit un cap industriel majeur.
L’adoption des statuts de la Société des Textiles du Mali ouvre la voie à une usine de 40 000 tonnes par an, qui devrait générer valeur ajoutée, emplois et compétences locales.
Cette décision répond à un constat structurel : avec 656 000 tonnes de coton produites chaque année, le Mali est le premier producteur d’Afrique de l’Ouest, mais 98 % de cette récolte part à l’exportation sous forme brute. Une hémorragie de valeur ajoutée qui fragilise l’économie nationale et la maintient dans une dépendance aux matières premières.
Pour inverser la tendance, le Gouvernement a planifié l’implantation d’une unité industrielle de transformation de la fibre, d’une capacité annuelle de 40 000 tonnes. La future Société des Textiles du Mali aura pour missions la filature, le tissage, la teinture, la confection et la commercialisation d’articles textiles et d’habillement, ainsi que des activités de formation, recherche et innovation dans le secteur.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la politique de développement industriel, du programme « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. Elle traduit la volonté des Autorités de la Transition de promouvoir un développement endogène, en transformant les ressources locales pour créer des richesses et des emplois durables, tout en renforçant la compétitivité de l’économie malienne.
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