spot_img
dimanche 23 juin 2024

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

spot_img

Mali : La France, après son « faux départ » revient au galop

La France reprend ses opérations militaires avec les forces maliennes quelques semaines après la suspension à la suite d’un coup d’Etat. Ce second coup d’État en neuf mois, qui a porté le colonel Assimi Goïta à la la tête de l’Etat était la cause du refroidissement de la collaboration.

Ce vendredi soir, le ministère des Armées françaises, a annoncé la reprise des opérations conjointes avec les forces armées maliennes. Les 5000 militaires français déployés au Sahel, vont reprendre service après la suspension de la coopération bilatérale à la suite d’un second coup d’État dans le pays en mai dernier.

«À l’issue de consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de transition» endossés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), et a «décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier», indique Paris dans un communiqué.

«La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales», pour combattre les groupes djihadistes qui sévissent au Sahel, a conclu vendredi le ministère des Armées dans son communiqué. Le président Emmanuel Macron a récemment annoncé un prochain désengagement progressif de la France au Sahel. La force antidjihadiste française Barkhane (5100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales.
Mais «cette transformation ne signifie pas le départ du Sahel, ni que nous allons ralentir nos opérations de contre-terrorisme» dans la région, a souligné plus tôt vendredi la ministre française des Armées, Florence Parly. «Nous avons collectivement, (nous) Européens, une responsabilité de sécuriser le flanc sud de l’Europe. Il est essentiel de ne pas permettre que le Sahel et plus largement l’Afrique deviennent une zone refuge et d’expansion pour ces groupes terroristes affiliés à Daech (l’acronyme arabe de l’EI) et Al Qaïda», a-t-elle signifié. Qu’en est-il de la force Takuba ?

Takuba ou le relai de Barkhane

Takuba est le  groupement de forces spéciales européennes créé à l’initiative de Paris pour accompagner les unités maliennes au combat. Elle compte aujourd’hui au Mali 600 hommes : la moitié de ses forces sont des Français, les autres des Estoniens, des Tchèques, des Suédois et des Italiens. La Roumanie s’est également engagée à y participer. Notons que dès le début cette force a connu le refus de participation des puissances militaires européennes comme l’Allemagne et l’Angleterre.  «Aujourd’hui, nous ne voyons pas d’inflexions, de réticences ou de remise en cause liées à la situation» politique au Mali, a assuré Florence Parly, estimant «d’autant plus important que nous consolidions Takuba que nous lui voyions un rôle majeur dans les prochaines années»

La France ne cessera de surprendre les Africains en particulier les Sahéliens par sa politique. Elle a applaudi le coup d’Etat au Tchad et a tenté vainement de faire front à celui du colonel Goïta. Espérons Bakhane acte II assurera mieux le service après-vente.

Regtoumda Abdou Racisse

Minute.bf

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img