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mercredi 5 octobre 2022

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Mairie centrale : « Des 390 ouvriers, aucun n’est déclaré à la CNSS » (FENAME)

Au cours d’une conférence de presse organisée le jeudi 29 août 2019 à Ouagadougou par la Fédération nationale des Arts et Métiers(FENAME), organisation affiliée à la Confédération Syndicale burkinabè(CSB), le Secrétaire générale adjoint de la FENAME, Nouphe Bamogo  a tenu à informer l’opinion publique nationale et internationale sur les difficiles conditions de vie et de travail des ouvriers de la mairie centrale.

Les ouvriers de la mairie centrale exigent leur déclaration à la CNSS

Ce sont environ 390 ouvriers qui sont en charge de la propreté des voies et de l’enceinte de la mairie centrale, l’enfouissement des déchets à Tanghin et de la question de la divagation des animaux. Ces derniers qui ne ménagent aucun effort pour donner de l’éclat à la ville de Ouagadougou, disent faire face à un problème de reconnaissance juridique. Situation qui a conduit la Fédération nationale des Arts et Métiers(FENAME)via la Confédération Syndicale burkinabè(CSB) à rencontrer les autorités afin qu’en se référant à la loi 03, des solutions soient trouvées pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de ces ouvriers.

Cette loi, explique Nouphe Bamogo, Secrétaire général adjoint (SGA) de la FENAME, « fait obligation à la mairie de déclarer les ouvriers à la Caisse nationale de Sécurité sociale(CNSS) ». Une déclaration qui, de son avis, permettra à ces ouvriers de bénéficier de pension en cas de retraite, de jouir de congés annuels, de disposer de la prime d’ancienneté, de bénéficier d’une augmentation de salaire, de prendre en charge les frais mortuaires en cas de décès d’un ouvrier et de liquider les droits légaux et ayants droits. Cependant, le principal conférencier prenant l’opinion à témoin, défie quiconque peut apporter des preuves qu’un seul des 390 ouvriers de la mairie de Ouagadougou ait été déclaré à la CNSS.

Des ouvriers menacés de licenciement…

Une rencontre d’échange s’est tenue le 10 janvier 2019 avec les chefs de service de la mairie centrale de Ouagadougou afin d’apporter des solutions à la situation de ces ouvriers. A entendre M. Bamogo, n’ayant pas eu de retour, la FENAME, privilégiant le dialogue, s’est vu dans l’obligation de saisir le Président du Haut Conseil pour le Dialogue sociale(HCDS) afin que des mesures idoines soient prises.

Prenant la parole à son tour, le porte-parole des ouvriers, Edouard Ouédraogo est aussi revenu sur les difficiles conditions dans lesquelles ils travaillent, avant de signaler que plusieurs de ses camarades ont fait l’objet de « menaces de licenciement » pour avoir dénoncé ces conditions.

Dans un contexte où le gouvernement parle de « travail décent », le SGA de la FENAME se demande comment l’on peut vivre décemment avec un « salaire mensuel de 37 500 FCFA sachant que derrière chaque travailleur se trouvent au moins cinq personnes à prendre en charge ». Il révèle de ce fait que le plus ancien des travailleurs a 28 ans de service.

La FENAME a tenu à préciser que si dans les jours suivants rien n’est fait, elle va « saisir les partenaires techniques et financiers (Européens) de la mairie centrale afin de leur faire part du non-respect des engagements juridiques paraphés » dont sont victimes les travailleurs. Aussi, sans renoncer au dialogue, M. Bamogo a demandé aux ouvriers de se tenir prêts pour d’éventuelles actions d’envergure afin de se faire entendre.

Franck Michaël Kola (Stagiaire)

Minute.bf

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