mardi 23 juillet 2024
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Lutte anti impérialisme et réveil des masses en Afrique : Le panafricaniste Kemi Seba au Burkina

Des dizaines de personnes se sont réunis à l’aéroport international de Ouagadougou, dans l’après-midi du mercredi 12 juin 2024 pour accueillir l’activiste béninois Kemi Seba. Le Secrétaire général de l’ONG Urgence panafricaine va séjourner pendant 72 heures au pays des hommes intègres où il rencontrera dès demain le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Il animera ensuite une conférence de presse le vendredi 14 juin puis un meeting panafricaniste le samedi 15 juin à la maison du peuple.

L’objectif de cette visite s’inscrit dans le cadre de la conscientisation des masses populaires africaines et du soutien aux autorités burkinabè.

« Cela fait un certain nombre d’années que nous menons tous collectivement ce combat pour la souveraineté. Nous sommes à une période historique où toute la jeunesse continentale et diasporique se battent pour avancer dans ce processus d’autodétermination. Je viens en tant que voix panafricaniste voir mon peuple et voir mon très cher frère, le Président Ibrahim Traoré ». C’est ce qu’a d’emblée souligné Kemi Seba.

À l’entendre, il vient également en tant que Béninois rassurer le peuple burkinabè qu’il y a des Béninois qui sont opposés à la France-Afrique. Pour Kemi Seba le Burkina Faso et l’Afrique seront le tombeau de l’impérialisme. « Ils ont tué nos pères, ils ont tué nos mères, mais ils ne tueront pas leurs enfants. Nous ne serions les marionnettes de personnes, si ce n’est de nos ancêtres », s’est-il convaincu.

Kemi Seba accueilli par plusieurs personnes à l’aéroport de Ouagadougou

Le XXIè siècle, siècle de la libération africaine

De l’avis du SG d’urgences panafricanistes, les premiers seront les derniers et les derniers les premiers comme pour dire que ce siècle est africain. « Nous sommes tout simplement des instruments de Dieu tout puissant (…). Le XXIe siècle sera celui de notre libération, de notre élévation et la fin de ceux qui veulent asphyxier nos populations », a-t-il poursuivi. Pour lui, il n’y a que Dieu qui est éternel car dit-il, les oppresseurs ne sont pas éternels.

En sus, Kemi Seba dit estime que c’est un bonheur et honneur pour lui d’être une nouvelle fois encore au Burkina Faso, malgré son expulsion d’alors de ce pays. « Il y a quelques années les agents de la France-Afrique ont cru bon de m’arrêter et de me faire expulser. Mais comme je le dis toujours il n’y a que Dieu qui est éternel. Les hommes ne le sont, les oppresseurs ne le sont pas. Le combat que nous menons au départ n’était rien. Aujourd’hui ils s’inquiètent et demain ils s’excuseront, c’est une question de temps », a-t-il conclu.

Pour information, ses activités ont déjà commencé avec une visite au mémorial Thomas Sankara. L’auteur de « L’Afrique libre ou la mort » rencontrera demain le Président du Faso avant de continuer à exécuter le reste de son programme dans le cadre de cette tournée dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Jean-François SOME

Minute.bf

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