« L’aide marche sous certaines conditions » ( Christian Yoka, Directeur Afrique de l’AFD)

Le directeur du département Afrique de l’Agence française de développement, Christian Yoka, a effectué une visite au Burkina Faso. Il s’agit de son premier déplacement en Afrique dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

En marge de cette visite, l’Agence française de développement a organisé un déjeuner presse, ce samedi 30 octobre à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre la question sur l’utilité de l’Agence française de Développement est revenue sur la table. 

« Le sahel est une zone importante pour nos activités », a indiqué d’entame Christian Yoka, pour justifier son premier déplacement depuis sa prise de fonction au Sahel, plus particulièrement au Burkina Faso. Pour lui, cet espace géographique est aussi une priorité pour l’Agence française au Développement pour son développement. 

Une vue des journalistes à la rencontre

À cet propos, indique-t-il, « les priorités, c’est pour nous de travailler ensemble pour relever ensemble des enjeux communs ». « Notamment, l’enjeu de changement climatique et des enjeux de stabilité (dans cette zone, NDLR) », a spécifié Christian Yoka. 

Ayant effectué une visite à Kaya où l’Agence Française de Développement y a construit des infrastructures scolaires, Christian Yoka dit y avoir relevé une situation humanitaire déplorable. De ce fait, a-t-il préconisé: « il faut travailler ensemble pour trouver des solutions ». 

En outre, l’aide Française de développement est très souvent décriée par la plupart des jeunes qui citent en exemple Thomas Sankara qui disait : « nous voulons l’aide qui nous permet de ne plus dépendre de l’aide ». À cette préoccupation, Christian Yoka, s’est voulu on ne peut plus clair : « est-ce que l’aide marche, est-ce qu’elle ne marche pas? Les chercheurs académiciens ont passé un temps fou sur cette question. On trouve toujours des exemples pour dire que l’aide ne marche pas et des exemples où elle marche. Mais, les chercheurs sont arrivés à la conclusion selon laquelle l’aide marche sous certaines conditions », a-t-il indiqué avant de conclure en disant qu’ « il faut éviter la vision dogmatique selon laquelle l’aide ne marche pas ». 

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

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