Le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala a présidé ce mardi 3 novembre 2026, à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, une conférence publique consacrée au civisme, à la citoyenneté, à l’engagement patriotique et aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). Mise en œuvre avec l’accompagnement du Bureau national des grands projets du Burkina, cette activité vise à renforcer l’engagement citoyen et à promouvoir les valeurs patriotiques nécessaires à la construction d’une patrie souveraine, résiliente et solidaire.
« Notre force, c’est notre civisme, notre fierté, c’est notre patriotisme », tel est le thème sous lequel s’est tenu cette conférence. Dans la pratique, trois thématiques principales on été développée à savoir le civisme, la citoyenneté et l’engagement patriotique, la culture de la paix ainsi que les idéaux de la Révolution progressiste populaire.

Dans son discours, le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala a insisté sur la nécessité de faire preuve d’engagement et de détermination dans l’accomplissement des missions quotidiennes. Il a également invité les Burkinabè à cultiver le patriotisme. « Quand un peuple patriote se lève, l’impérialisme s’enfuit » a-t-il déclaré. Me Edasso Rodrigue Bayala a par ailleurs formulé le vœu de voir le peuple demeurer le premier acteur de son propre destin et le bâtisseur d’un Burkina Faso libre, prospère et souverain.
Abordant le premier thème, intitulé « Civisme, citoyenneté et engagement patriotique », le conférencier Josué Compaoré est revenu sur les qualités qui doivent caractériser le citoyen burkinabè.

« Être Burkinabè, c’est être honnête, juste, digne et vertueux. Cela implique que chaque Burkinabè doit être éduqué à la citoyenneté, c’est-à-dire : connaître ses droits et ses devoirs ; connaître les lois et les règlements, les institutions de la République, les symboles de l’État et les respecter ; savoir s’identifier à l’histoire et aux repères historiques de la société ; savoir identifier les caractéristiques culturelles de son milieu de vie (langue, religion, coutumes, mets, produits locaux, …) ; participer au développement de sa communauté, de son pays ; dénoncer les mauvaises actions des autres citoyens » a-t-il indiqué. Selon lui, le passage d’une citoyenneté passive et minimale à une citoyenneté active exige des citoyens, le développement d’un ensemble de vertus notamment la solidarité, le civisme, les civilités et le patriotisme. Ces valeurs civiques leur permettent de participer de manière responsable, efficace et utile à la vie de leur communauté et de la collectivité.

Intervenant sur le deuxième thème « La culture de la paix », Adama Ouédraogo a pour sa part, rappelé les facteurs susceptibles de fragiliser le tissu social. Il s’agit notamment de la corruption, de l’injustice et du sentiment d’iniquité, de la stigmatisation ethnique ou religieuse ainsi que de la perte des repères moraux.
Face à ces défis, Adama Ouédraogo a invité la jeunesse à lutter contre la désinformation, à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des outils numériques, à promouvoir la consommation et le partage de contenus pacificateurs et à développer une vigilance citoyenne. Pour lui, l’instauration d’une culture de la tolérance et de la paix nécessite un effort collectif. « Instaurer une culture de la paix, c’est faire comprendre et permettre aux enfants et aux adultes d’intégrer dans leur vie quotidienne les valeurs endogènes de tolérance et de vivre-ensemble harmonieux » a-t-il expliqué tout en lançant un appel à l’unisson pour préserver la souveraineté, l’intégrité et la paix du Burkina Faso.

Le troisième thème, consacré aux idéaux de la Révolution progressiste populaire, a été développé par le chargé de mission de la présidence du Faso, Patrick Gampené. À cette occasion, le conférencier a rappelé les six piliers de la Révolution. Il s’agit de la défense patriotique et la sécurisation, le développement économique, le réarmement culturel, la diplomatie et les relations internationales, le renforcement de la gouvernance ainsi que les problématiques sociétales.
Abordant la question de la défense du territoire, Patrick Gampené a souligné que chaque citoyen doit être un acteur de la défense et de la sécurisation du territoire et de l’espace public. « Il ne s’agit pas simplement de laisser cette responsabilité aux soldats. La sécurité est une affaire collective » a-t-il indiqué. Le chargé de mission de la présidence du Faso, Patrick Gampené a également invité les fonctionnaires à être des agents publics conscients de leurs missions et de leurs responsabilités envers la nation.

« L’impérialisme a la peau dure, l’impérialisme ne va jamais nous lâcher. Si nous dormons, nous sommes morts » a déclaré Patrick Gampené, appelant la jeunesse à rester mobilisée et à épouser les idéaux de la RPP.
A l’issue des communications, 100 exemplaires du manifeste de la Révolution progressiste populaire ont été remis au Président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté. Les forces vives de la région du Kadiogo ont également pris l’engagement de respecter les lois, les institutions et les symboles de la nation, de protéger les biens publics et de préserver l’environnement, de promouvoir la paix, le dialogue et la cohésion sociale. Ils ont également pris l’engagement de rejeter la corruption, l’incivisme, la violence et toute forme de discrimination, de soutenir les initiatives locales de développement, de faire preuve de solidarité envers les personnes vulnérables et de transmettre aux générations futures le sens du devoir et de l’engagement citoyen.
Pour rappel, ces conférences publiques prévu dans les 47 provinces du Burkina Faso, font suite à celles organisées en 2025 dans les treize régions du pays et qui avaient suscité l’intérêt des populations pour les questions de citoyenneté et les idéaux de la Révolution progressiste populaire.
Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO
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