L’École Nationale Police de Gounghin accueille les premières Journées Scientifiques de la Police Nationale (JSPN). Placées sous le thème « Sciences, innovations et souveraineté technologique : quels leviers pour une Police moderne et plus efficace ? », ces assises visent à briser le silo entre les Forces de sécurité et le monde de la recherche pour co-construire les outils de demain.
Au cœur de cette ambition, Fabrice Simporé dans sa communication a livré une déclaration qui résonne comme une feuille de route.

« L’industrie de l’aérospatiale, de la Défense et de la Sécurité du Burkina Faso ne naîtra ni des importations, ni des seuls prototypes. Elle émergera de la capacité de nos chercheurs, ingénieurs et entreprises à transformer les besoins de nos Forces de sécurité en solutions technologiques fiables, industrialisées localement et soutenues par un accompagnement structurant des acteurs privés spécialisés », a-t-il affirmé avec assurance.
Cet appel souligne avec force la nécessité d’une rupture avec la dépendance extérieure et l’innovation ponctuelle.

Elle appelle à une industrialisation endogène, où la recherche nationale répond directement aux défis opérationnels des forces de l’ordre.
Pendant trois jours, spécialistes de la sécurité, industriels, inventeurs et chercheurs échangeront autour de sous-thèmes stratégiques : cartographie criminelle, start-ups et universités au service de la sécurité intérieure, ou encore nouvelles techniques d’enquête.
Les communications scientifiques, conférences thématiques et expositions de prototypes (drones, équipements) permettront d’identifier des solutions locales adaptées.

À l’issue, deux livrables majeurs sont attendus : un Livre Blanc de l’Innovation Policière, recueil de recommandations, et un annuaire des scientifiques et inventeurs, base de données mobilisable pour les besoins opérationnels de la police.
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