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vendredi 14 juin 2024

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Journée des coutumes et traditions : « On répare pratiquement un tort » (Pr Ludovic Kibora)

En marge de la commémoration de la journée des coutumes et traditions initiée par le gouvernement de la transition pour chaque 15 mai, le Club des sociologues de l’Université Joseph Ki-Zerbo a organisé, ce mercredi 15 mai 2024 à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème : « Rôle et place de la culture dans une société affectée par de multiples crises comme le Burkina Faso : quel regard socio-anthropologique ? ». L’objectif de cette conférence est de permettre aux participants d’appréhender les enjeux de la culture en contexte de crise.

Le Burkina Faso s’est inscrit dans un processus de restauration des valeurs traditionnelles endogènes. En effet, l’Etat burkinabè a entériné cette décision par le décret N° 2024-0500/PRES-TRANS/PM/MATDS/MFPTPS/MCCAT du 06 mai 2024 portant institution de la Journée des coutumes et traditions au Burkina Faso.

Pr Ludovic Kibora, expliquant le bien fondé de la journée des coutumes et traditions

Dans cette même dynamique, le Club de sociologie de l’université Joseph Ki-Zerbo, dans un souci d’atteindre ses objectifs, a organisé une conférence publique sous le thème : « Rôle et place de la culture dans une société affectée par de multiples crises comme le Burkina Faso : quel regard socio-anthropologique ? ».

Restaurer des valeurs en voie de disparition

Dans sa communication sur le thème, le Pr Ludovic Kibora, Directeur de Recherche en anthropologie sociale et culturelle à l’Institut des sciences des sociétés (INSS), est parti du fait que la culture est importante dans la construction sociale de l’homme. De ce fait, le Pr Kibora a démontré que la diversité culturelle est à promouvoir, parce qu’elle n’est ni un élément de rejet ni un élément de contradiction. « L’inter-culturalité peut être une richesse plutôt qu’un élément de rejet de l’autre. Malheureusement, ce sont des choses méconnues parce qu’on n’a pas suffisamment mené des recherches pour montrer comment dans certaines sociétés la culture permettait de mettre en avant des valeurs qui étaient des valeurs de tolérance, de respect de l’autre et de solidarité », a-t-il commenté. Poursuivant son analyse, le Pr Ludovic Kibora a fait savoir que la célébration de la journée des coutumes et traditions est une injustice réparée.

« La célébration de cette journée des coutumes et traditions est positive. (…) On répare pratiquement un tort, parce qu’on a abandonné pendant longtemps ces croyances (religion traditionnelle, ndlr). C’est le fait de revenir sur les savoirs endogènes. Si on célèbre cette journée, c’est toute la culture qu’on y met. Ce n’est pas seulement la question de la spiritualité et de la croyance, mais ce sont des aspects culturels de promotion de savoirs endogènes. C’est à partir de là qu’on pourra redonner confiance aux praticiens qui pourront avoir des ressources pour aller dans une relation dialogique avec les chercheurs, les décideurs et c’est à ce niveau qu’on pourra puiser les éléments fondamentaux pour améliorer notre vivre-ensemble », a-t-il expliqué.

Pour Basile Farga, c’est le départ pour la restauration de certaines valeurs en disparition

Pour Basile Farga, président du club des sociologues de l’Université Joseph Ki-Zerbo, la commémoration de la journée des coutumes et traditions « va permettre de restaurer un certain nombre de valeurs qui étaient en voie de disparition ». « Une personne ne peut pas vivre en dehors de sa culture. Quand nous observons la perte des valeurs traditionnelles, c’était inquiétant. Cette journée va nous permettre de renouer avec nos ancêtres, nos parents et nos différentes sociétés, pour faire valoir les valeurs culturelles qui étaient en voie de disparition », a-t-il salué.

Une vue de l’Assemblée à la conférence publique

Pour précision, la sociologie, en tant que discipline, se penche sur l’étude des structures sociales, des interactions humaines et des phénomènes collectifs. Au cœur de cette exploration, se trouve un élément fondamental et omniprésent : la culture. Raison de l’intérêt des sociologues sur des questions culturelles.

Mathias Kam

Minute.bf

1 COMMENTAIRE

  1. Bonsoir minute.bf!!!
    Vraiment merci bien pour ce beau reportage !! Un reportage qui décrit fidèlement la conférence publique.
    Merci énormément !!!

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