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vendredi 1 mars 2024

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Gestion du fret: L’UCRB accuse l’État des « désordres » constatés dans le secteur

L’Union des Chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) a tenu une conférence de presse ce mardi 20 janvier 2021 à Ouagadougou. Objectif: exiger de l’État l’application de l’arrêté ministériel n⁰2020 portant modalités de gestion et de contrôle du fret en provenance et à destination du Burkina Faso.

La question de la gestion du fret continue de faire des gorges chaudes dans le milieu des transporteurs et des chauffeurs routiers. À la base des problèmes, l’UCRB pointe du doigt l’État. En effet, les chauffeurs routiers estiment que l’État tarde à prendre ses responsabilités sur la question de l’application de l’arrêté ministériel.

À en croire les premiers responsables de l’UCRB, il y a un « désordre » dans le domaine avec l’existence de plusieurs syndicats dans les ports. À ce niveau, le président de l’UCRB, Brahima Rabo, fait savoir qu’au départ il n’y avait qu’un seul représentant des transporteurs. Mais actuellement, « nous voyons qu’il y a plusieurs syndicats et plusieurs représentants sur le terrain qui demandent à s’ingérer dans la gestion du fret et cela crée un désordre dans le domaine », déplore-t-il.

C’est pourquoi l’UCRB estime que « l’État, à travers son ministère en charge des transports, a failli à sa mission d’unifier les transporteurs à travers une structure faîtière qui pourra représenter dignement le secteur ». Aussi, les chauffeurs routiers dénoncent la récurrence des promesses non tenues et l’ingérence du politique dans la gestion des transports. Chose qui, à les en croire, risque de détruire l’industrie des transports au Burkina Faso.

« Le bon de chargement vient écarter les coxeurs »

Selon M. Rabo, lorsque la Faîtière Unique des Transporteurs Routiers du Burkina (FUTRB) a vu le jour, les chauffeurs routiers « se disaient que les problèmes étaient finis ». Mais, regrette-t-il, « trois à quatre mois après on voit un autre syndicat qui se fait appeler Haut Conseil , créant ainsi l’amalgame au sein des chauffeurs et des transporteurs ». « Si ce syndicat a eu le récépissé, c’est que c’est l’État qui lui a délivré. Alors, qu’il (État) nous dise avec lequel des syndicats nous devons travailler », recommande M. Rabo.

Par ailleurs, le président de l’UCRB informe que les acteurs qui s’opposent à la mise en place du système de fret, partant, du bon de chargement sont des chauffeurs et des transporteurs togolais. « Ce sont les coxeurs qui sont là depuis longtemps et qui percevaient 100 à 200 mille francs CFA comme commission par camion après le chargement. Et le bon de chargement vient les écarter dans le système de la gestion du fret », explique M. Rabo.

Si pour l’heure, l’UCRB n’envisage pas d’aller en grève, elle n’exclue pas cette éventualité si la situation ne s’améliore pas.

Hervé KINDA

Minute.bf

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