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jeudi 29 février 2024

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Genre et droits humains : Le RJPG renforce les capacités des journalistes

Le Réseau des Journalistes et Communicateurs pour la Promotion du Genre (RJPG) a initié, en partenariat avec le Projet d’Appui à la Promotion des Filières Agricoles (PAPFA), une formation sur le Genre et droits humains au profit d’une vingtaine de journalistes. L’objectif visé par cette formation, tenue les 4 ou 5 décembre 2023 à Ziniaré dans le Plateau central, était de mieux cerner et comprendre la notion du genre, le lien entre genre et Droits humains et surtout aborder les problématiques de l’égalité des sexes et l’équité.

Le Genre s’intéresse aux différences sociales et aux relations entre hommes et femmes qui sont assignées. Il traite de la dynamique des rapports sociaux entre deux groupes antagonistes et complémentaires : l’homme et la femme. La question du genre renvoie aux concepts connexes d’égalité, d’équité, de sexe, etc. Pourtant, l’égalité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux de la Charte des Nations-Unies adoptée en 1945. En effet, l’égalité des genres est au cœur des droits humains et des valeurs des Nations Unies. Cependant, force est de constater que l’égalité des droits entre les hommes et les femmes est au processus embryonnaire au Burkina Faso. Cet état de fait crée un sujet incontournable pour un développement durable avec la participation des femmes.

Nathalie Sawadogo, coordinatrice du RJPG

En fait, des explications de Nathalie Sawadogo, coordonnatrice du Réseau des Journalistes et Communicateurs pour la Promotion du Genre (RJPG), c’est largement reconnu que tant que la pleine participation des femmes à la vie économique, politique et sociale d’un pays ne sera pas garantie, « difficile alors de parler de développement véritable ». Parce que pour elle, il n’y a pas de développement, quand la moitié de la population se trouve à l’écart des processus productifs et décisionnels. « Il est reconnu que les hommes et les femmes jouent un rôle essentiel dans le secteur rural à tous les niveaux pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et le rôle de chacun est spécifique. Il est donc important d’identifier les défis variés auxquels les femmes, les jeunes et les hommes font face afin d’adapter les projets et les programmes pour répondre à leurs besoins spécifiques », a-t-elle argumenté en début de cette formation placée sous le thème : « Genre et droits humains : quels compromis pour une promotion de l’égalité des sexes et de l’équité dans l’environnement culturel du Burkina Faso ? ».

À en croire Mme Sawadogo, c’est un thème dont le développement va permettre de renforcer les connaissances des participants sur le genre, le lien entre la notion du genre et celles des droits humains, les problématiques de l’égalité des sexes et l’équité, genre et culture, etc. Des sujets d’actualités qui alimentent au quotidien les productions journalistiques.

Dr Boussari Jocelyne Vokouma, formatrice

Il s’est agit concrètement pour la formatrice, Dr Boussari Jocelyne Vokouma, Chercheure, Anthropologue à l’Institut des sciences des sociétés (INSS) de communiquer sur des modules comme : « Connaissances sur le Genre : rappel de la définition du Genre et de concepts connexes » ; « Le lien entre la notion de Genre et celle des droits humains » ou encore, « Les problématiques de l’égalité des sexes et de l’équité ».

La Culture, un frein à la promotion du genre ?

Si l’on croit Dr Boussari Jocelyne Vokouma, le Genre et la Culture sont intimement liés. « La Culture influence même les comportements discriminatoires au quotidien », a-t-elle déploré, puisque ce sont des normes et valeurs sociales établies par nos traditions, que l’homme et la femme doivent respecter. « À partir du moment où nous sommes tous des Burkinabè, nous devons établir un compromis à partir des mêmes valeurs consignées dans nos traditions, qui peuvent concourir à la promotion du Genre afin que nous soyions capables d’être au diapason de la dynamique mondiale, de cette approche qui concoure à l’égalité et l’équité. C’est-à-dire, la prise en compte des besoins et des intérêts des hommes comme des femmes », a-t-elle appuyé, insistant sur le fait que ce sont des questions de sociétés. « Il faut que nous restions à l’écoute des mutations en cours. Nos sociétés sont en pleine dynamique, des mutations très profondes. J’appelle la société à se pencher sur un dialogue constructif pour nous proposer des alternatives nouvelles. Nous en avons besoin. Sinon, la jeune génération ne va pas s’en sortir. Compresser l’éducation des enfants entre des normes anciennes et des valeurs nouvelles, ce n’est pas non plus la solution. Mais, le juste-milieu qu’un enfant a besoin pour une éducation équilibrée, c’est le devoir de tous de l’aider à le retrouver », a plaidé Dr Vokouma.

Photo de famille des participants à la formation

« On critique la médiocrité des femmes. Mais quand elles mettent la barre haut, des voies essaient de casser leur dynamique. L’égalité n’est pas que l’homme va enfanter, non, mais c’est prôner le juste droit, le juste milieu à tous le monde. Il n’est pas question que l’homme devienne la femme », a, en outre, fustigé la formatrice, insistant sur le fait que le genre doit être analysé sur l’angle des inégalités et disparités entre l’homme et la femme.

Djakaridia Siribié, journaliste aux Éditions Sidwaya, a indiqué que la question du Genre est devenue une préoccupation pressante. De son analyse, il est de bon ton que le Genre soit plus expliqué aux populations pour qu’elles sachent que chaque être humain, un homme ou une femme, à les mêmes droits et devoirs. Selon M. Siribié, une fois que l’étape de l’ignorance sera derrière nous, la société va s’accommoder avec cette nouvelle dynamique. Il s’est, par ailleurs, réjoui d’avoir participé à une telle formation qui va sans doute « aiguiser [sa] plume sur les thématiques liées au Genre et droits humains ».

Notons qu’à l’issue de la formation, chaque journaliste est reparti avec une attestation de participation.

Mathias Kam
Minute.bf

1 COMMENTAIRE

  1. Merçi Mme la coordinatrice du RJPG pour les éléments clés donnés sur le genre et les domaines. Je préférerais rester en contact avec vous car, cette thématique m’intéresse beaucoup. Encore une fois merçi.

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