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mardi 27 septembre 2022

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Crise dans l’éducation : La CNSE note des points « en souffrance » dans le protocole

Les différents syndicats membres de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) étaient dans la rue le jeudi 18 avril 2019 pour réclamer le respect des points inscrits dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement le 27 janvier 2018. Plus d’un an après cette signature, la CNSE note que les conclusions sont toujours loin d’être satisfaisantes. En réaction à cette lenteur constatée dans la mise en œuvre de ce protocole, les enseignants ont pris d’assaut les artères de Ouagadougou pour exiger sa mise en œuvre diligente.

Malgré les deux mois passés après la suspension de son mot d’ordre portant sur les évaluations, les compétitions, le traitement et la transmission du courrier, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation a regretté le fait que « les conclusions (soient) loin d’être satisfaisantes ». Plusieurs points sont en souffrance dans le protocole d’accord signé en janvier 2018, à en croire Bonaventure Belem, Coordonnateur de la CNSE.

La CNSE réclame la satisfaction complète de ses points de revendication inscrits dans le protocole d’accord (image du net)

Au nombre de ces points, figure en premier lieu la question du statut valorisant. La CNSE note sur ce point qu’aucune garantie n’existe à ce jour quant à sa finalisation et son adoption avant la fin de cette année scolaire. Pour ce groupement d’enseignants, le statut doit être valorisant et non une représentation d’un outil de définition des emplois et de leur organisation. « L’éducation ne doit plus être le métier de la dernière chance vers lequel l’on s’oriente quand on n’a plus espoir de trouver autre chose. Elle doit être attractive pour devenir un métier de vocation », a souhaité M. Belem.

La lenteur constatée dans le traitement des points de revendication fait douter de la bonne foi du gouvernement, et la CNSE estime que le gouvernement n’est pas dans une vision de discussion sur ce dossier avec pour objectif d’aboutir à un statut valorisant. « Il arc-boute à sa logique de réduire le statut au cadre qu’il veut définir pour l’ensemble des emplois de la Fonction publique à savoir le répertoire interministériel des métiers d’Etat », a indiqué le coordonnateur de la CNSE.

Autre point d’insatisfaction noté par la CNSE dans son protocole d’accord signé avec le gouvernement, c’est la question des corrections financières. Sur ce point, la CNSE explique que le gouvernement, par le biais du Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, annonçait en septembre 2018 que la planification était faite pour que la correction des indemnités de logement et celles spécifiques soit achevée en fin novembre 2018. Mais en fin mars 2019, le gouvernement a fait un point qui indique que sur un potentiel de 66 055 bénéficiaires de la correction de l’indemnité de logement, 39 768 agents en ont effectivement bénéficiés. Sur un potentiel de 74 509 pour ce qui est de l’indemnité spécifique, seulement 45 688 ont eu droit à une correction.

Bonaventure Belem a appelé ses « camarades » à l’union dans la lutte pour la satisfaction de leurs points de revendication (image du net)

La CNSE a également fait cas des questions de bonification, le non-respect des engagements pris à l’endroit des ex-garderies populaires, les questions de cantines, du respect des effectifs, de la dotation des établissements en moyens de fonctionnement. Ces différents points sont actuellement « en souffrance » selon les premiers responsables de la CNSE qui ont appelé les différents syndicats de l’éducation à s’armer et se mettre dans la posture que « l’usure ne doit point avoir raison de (leur) juste combat ». Dans la dynamique de cette lutte voulue par la CNSE, une assemblée générale sera tenue le vendredi 20 avril 2019 à 15h à la Bourse du travail de Ouagadougou afin de communiquer sur ce qui sera arrêté sur les actions qui seront entreprises dans les différentes régions dans le cadre de la lutte.

A cette marche des enseignants, l’Unité d’action syndicale (UAS) a réaffirmé son soutien « au noble combat » que mène la CNSE. L’UAS a appelé le gouvernement à s’engager résolument dans la mise en œuvre intégrale des protocoles d’accords qu’il a signés avec le Syndicat des Travailleurs de la Santé humaine et animale (SYNTSHA) d’une part, et la CNSE d’autre part. Elle a invité l’ensemble des travailleurs et travailleuses du Burkina Faso à l’unité et à la solidarité en vue de sauver, de protéger, de sauvegarder et promouvoir les acquis historiques qui leur ont été légués par leurs « devanciers ».

Armand Kinda

Minute.bf

 

 

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