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Coopération : la Représentante spéciale de l’Union Européenne pour le Sahel échange avec le Chef de la diplomatie burkinabè

( Ouagadougou, le lundi 20 mai 2024 ) Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, a reçu en audience dans la matinée de ce 20 mai, SEM Emanuella DEL RE, Représentante de spéciale de l’Union Européenne pour le Sahel.

Selon la diplomate européenne, sa visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite du dialogue permanent, dans le sens de renforcer la coopération avec le Burkina Faso.

« Nous sommes venus vous écouter, et voir comment nous pouvons renforcer notre coopération car malgré quelques divergences, il y’a un consensus et ce consensus est que l’UE reste engagée aux côtés des pays du Sahel », a indiqué SEM Emanuella DEL RE, tout en rappelant que l’UE fait partie des principaux bailleurs au Burkina Faso, avec des interventions essentiellement dans le domaine humanitaire et en matière de coopération au développement.

A l’occasion de cette audience, elle a demandé des éléments d’information sur plusieurs sujets, allant des perspectives de la Transition et de l’AES, aux rapports entre le Burkina Faso et les pays voisins, africains, et hors du continent, en passant par les velléités de violations des droits humains qui ont récemment défrayé la chronique.

A toutes les questions et préoccupations soulevées par la Représentante spéciale de l’Union Européenne pour le Sahel, SEM Karamoko Jean Marie Traoré a apporté des éléments de réponse à la fois clairs et sincères.

Il a particulièrement indiqué que l’AES est aujourd’hui une dynamique qui met en avant le principe de la souveraineté de ses Etats membres, qui compte avant tout sur des moyens endogènes pour sortir de la crise sécuritaire, tout en comptant également sur des partenaires sincères qui ont une lecture juste de la situation qui prévaut au Sahel.

Déplorant l’alignement de certains partenaires derrière l’ONG Human Right Watch à propos des allégations de violations des droits humains par les forces combattantes, le chef de la diplomatie burkinabè demande à l’UE de savoir poser le bon diagnostic, en évitant de prendre des initiatives ou des positions sans avoir écouté les sahéliens qui ont la juste mesure de la situation qu’ils vivent.

Il insiste par ailleurs sur la nécessité pour les européens, de comprendre que le combat mené aujourd’hui par les pays de l’AES est aussi important pour le destin de la sous région et même de l’Europe, faisant allusion à la crise migratoire que risque d’engendrer la crise sécuritaire au Sahel.

L’émissaire de l’Union Européenne dit avoir pris bonne note des informations reçues auprès du chef de la diplomatie burkinabè.

Elle rassure que l’UE continuera d’être un partenaire privilégié du Burkina Faso, et souhaite la poursuite du dialogue, en vue de consolider les relations entre l’Union européenne et le Burkina Faso, relations établies il y’a 65 ans aujourd’hui.

DCRP/MAECR-BE

Minute.bf

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