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lundi 17 juin 2024

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Collaboration FDS-Journalistes : Pacifier les relations!

Le Centre national de Presse Norbert Zongo (CNP/NZ) a tenu son quatrième numéro du Club de la presse, le vendredi 5 février 2021 à Ouagadougou. Ce fut un cadre d’échanges ouvert entre journalistes et chefs de Forces de défense et de sécurité (FDS), sur des questions relatives à « la sécurité des journalistes et la collaboration médias-FDS ».

La question de la sécurité des hommes et femmes de médias a toujours été une question posée et à résoudre. Comment collecter l’information, la traiter et la diffuser sans s’attirer la foudre des puissances politiques, économiques et militaires ? Voici une question qui a toujours été un casse-tête pour les journalistes. « Même s’il arrive que certains soient fâchés par nos productions, comment éviter que leurs frustrations ou courroux, souvent légitimes, ne se transforment en violence au point de nous denier le droit à la vie ? », s’interroge d’ailleurs Inoussa Ouédraogo, représentant de la Société des Éditeurs de la Presse privée, par ailleurs modérateur du club.

Il estime même, à un autre niveau de la question, que « les journalistes qui sont dans les zones de conflits sont pris entre le marteau des terroristes et l’enclume des FDS », même s’il faut reconnaître que ces dernières années les rapports entre journalistes et FDS ont évolué dans le sens positif.

Photo de famille à la fin du club entre FDS-Journalistes

« Le territoriste veut que beaucoup de gens regardent »

Prenant la parole concernant la communication sur les attaques terroristes, le colonel Évrard Somda de la gendarmerie nationale, quant à lui, a fait savoir que « le terroriste ne veut pas que beaucoup de gens meurent, mais il veut que beaucoup de gens regardent », tout en soulignant que c’est principalement à travers les médias que les gens arrivent à suivre les informations concernant les attaques.

C’est pourquoi, il suggère aux journalistes, de traiter les informations de sorte à ce qu’elles ne créent pas la panique au sein de la population. « De nos jours, que ce soit au niveau des FDS ou des hommes de médias, on devrait pouvoir rédiger un manuel de sécurité des journalistes adapté au contexte actuel », a-t-il proposé pour une bonne collaboration entre les deux corps.

Dans le même sens, le commandant Guy Sié Hervé Yé de la gendarmerie nationale a noté que ce qui arrive le plus souvent, c’est le fait que les FDS empêchent les journalistes d’être à un certain niveau, de faire certaines images ou d’aller s’approcher avec leurs micros près des autorités. « Mais quand on arrive à comprendre les exigences du métier de sécurité, on peut forcément ajuster pour que chacun tire un profit de l’événement en question », a-t-il mentionné.

Par ailleurs, faut-il le souligner, ces types de rencontre entre FDS et hommes de médias pourraient fructifier la collaboration entre les deux corps, d’autant plus que certains journalistes estiment que le couple FDS-médias est condamné à vivre des relations tumultueuses.

Hervé Kinda

Minute.bf

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