samedi 18 avril 2026
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Chambre de commerce/Centre : 10 candidatures pour 2 postes d’élus consulaires

Face à la presse, le mercredi 10 novembre 2021 à Ouagadougou, trois candidats de la région du Centre aux élections consulaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ont montré leur ambition pour défendre les intérêts des petits commerçants. Salifou Nikiema, Aboubacar Rimnongdo Balima et Ramata Sabine Ouiya, puisse que c’est d’eux qu’il s’agit, ont promis de se battre pour une prise en compte des préoccupations des acteurs de l’informel, si toutefois, ces personnes à qui ils ont demandé les voix, portent leur choix sur eux.

La CCI-BF renouvelle ses instances le 14 novembre prochain. En prélude à ces élections, les candidats affûtent leurs armes à la conquête de l’électorat. Ce jour, Salifou Nikiema de Sougri-nooma Transport et par ailleurs président du Conseil national de l’Economie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF); Aboubacar Rimnongdo Balima de la société Rimnongo Sarl et Ramata Sabine Ouiya de Excelsior Trading ont invité les acteurs de l’informel de la région du Centre, à se mobiliser derrière leurs candidatures pour qu’ils puissent défendre leurs intérêts à la CCI-BF.

Pour les convaincre, Salifou Nikiema qui a déjà représenté les petites entreprises de la région du Centre de 2016 à 2021, a rappelé que dans tout le Burkina, cette sous-catégorie comptait « moins de 20 élus ». « On a fait des plaidoiries et cette fois-ci, on passe à 47 élus sur toute l’étendue du territoire (…) Vous aurez remarqué également que les banques au Burkina sont des banques commerciales où on parle de garantie, de titres fonciers que nous n’avons pas. Nous avons voulu des banques de développement adaptées à nos réalités. C’est ainsi que nous avaons plaidé et la banque Saphir SA a été mise en place sous notre mandat. Cette banque avec un budget de deux milliards accorde des financements sans garantie aux petites entreprises et aux groupements de femmes. Plus de 55 000 personnes ont formalisé leurs entreprises sous notre mandat; plus de 40 000 personnes ont été formées », a égrainé Salifou Nikiema, demandant à nouveau la confiance de ses camarades de l’informel pour sa réélection.

Comme lui, le candidat Balima a d’abord fait le point d’un climat des affaires impacté par l’avènement du Covid-19 et l’insécurité, avant d’argumenter que « le choix des futurs représentants de la chambre consulaire doit se faire avec beaucoup d’ambitions ». « Nous devons travailler à choisir des hommes et des femmes capables et soucieux de l’avenir des acteurs que nous sommes », pense-t-il, exprimant du même coup leur volonté de « repenser les choses (…) pour une relance des activités économiques » du secteur informel.

Une fois élus, ces trois candidats promettent de s’atteler à défendre les intérêts du monde informel, en commençant par la défense des points qui n’ont pas trouvés de solutions au mandat passé. « On a souhaité que Ouagadougou et Bobo-Dioulasso puissent aller au-delà de seulement 2 élus consulaires, mais cela n’a pas été le cas », a fait remarquer Salifou Nikiema, avant d’indiquer qu’il défendra ce point s’il est choisi par ses paires.

De même, Ramata Sabine Ouiya a demandé la confiance des acteurs de l’informel, pour travailler afin qu’ils bénéficient d’accompagnements, de formation. Il s’agira aussi, selon ces candidats, d’œuvrer à faciliter le transfert de l’économie informelle vers le formel.

Pour information, les élections consulaires auront lieu le 14 novembre prochain sur l’ensemble du territoire burkinabè. Dans la région du centre, dix candidats dont les trois conférenciers seront aux prises pour deux places, au compte de la région du Centre.

Minute.bf

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