Le ministère de la Transition digitale, en collaboration avec celui en charge de la Communication, a organisé ce vendredi 17 avril 2026, à Ouagadougou, une séance de présentation de la nouvelle charte graphique destinée aux sites web institutionnels des ministères et institutions publiques.
Cette séance de présentation a réuni plusieurs acteurs de l’écosystème numérique, notamment les directeurs des systèmes d’information (DSI) et les responsables des directions de la communication et des relations presse (DCRP). Elle visait à leur faire découvrir les nouvelles orientations techniques et visuelles proposées pour moderniser la présence en ligne de l’administration publique.

Selon le Secrétaire général du ministère de la Transition digitale, Dr Borlli Michel Jonas Somé, cette initiative répond à un besoin d’harmonisation des plateformes existantes. « Chaque ministère dispose actuellement de son propre site avec une charte graphique différente. De plus, les contenus ne sont pas toujours actualisés, alors que ces sites doivent constituer la vitrine des institutions », a-t-il expliqué.
La nouvelle charte, poursuit-il, ambitionne ainsi d’uniformiser les interfaces, tout en garantissant des plateformes sécurisées et plus dynamiques. Elle vise également à renforcer la production et la diffusion de données fiables. « Le site web doit devenir la source principale de vérification de l’information, notamment face à la désinformation sur les réseaux sociaux », a souligné Dr Somé .

Au-delà de l’aspect visuel, selon le Secrétaire général, la réforme introduit un outil d’administration simplifié, conçu pour faciliter le travail des DCRP, chargées de l’alimentation des contenus. Ce nouvel outil, plus léger et sécurisé, permettra de publier plus rapidement les informations officielles.
Selon le développeur du site web, Faïçal Congo, l’innovation majeure est l’interconnexion avec les réseaux sociaux.
« Désormais, toute publication effectuée sur le site web pourra être automatiquement relayée sur des plateformes comme Facebook, évitant ainsi les doubles tâches et améliorant la visibilité des contenus.» a-t-il signifié.
Sur le plan technique, la solution repose sur des technologies modernes recommandées lors des assises nationales du numérique, notamment les frameworks Spring Boot et Angular. L’hébergement est assuré par l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC).

Pour le Secretaire général du ministère de la transition digitale, les attentes sont claires : une appropriation rapide de l’outil par les DCRP et les DSI, afin de définir une feuille de route commune et accélérer la mise en œuvre de cette nouvelle charte graphique dans l’ensemble des ministères.
À terme, cette réforme devrait permettre de renforcer la cohérence de la communication institutionnelle, tout en offrant aux citoyens un accès plus fiable, actualisé et sécurisé à l’information publique.
Sidziguin Irène Corinne Sawadogo (stagiaire)
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