Le journaliste à la retraite Sita Tarbagdo a présenté, ce lundi 27 juillet 2026 à Ouagadougou, son ouvrage « Ce que Me Pacéré m’a dit de sa vie ». La cérémonie s’est tenue à la Maison de l’Avocat, dans le cadre de la Semaine de l’avocat. L’œuvre de 583 pages est le fruit de 73 entretiens menés avant la disparition de Me Frédéric Titinga Pacéré, premier bâtonnier du Burkina Faso, décédé le 8 novembre 2024. Elle retrace son parcours, ses convictions profondes et l’empreinte qu’il a laissée dans les domaines judiciaire et culturel. L’œuvre est vendue à 30 000 FCFA l’unité.
Pendant huit mois, de février à octobre 2024, Sita Tarbagdo a recueilli les confidences de celui qu’il dit avoir côtoyé pendant 41 ans. Il dresse le portrait d’une personnalité « atypique, énigmatique, mutique, mystique et multidimensionnelle ».
L’ancien bâtonnier avait accepté de se livrer sans réserve, dans l’objectif de laisser une trace écrite de sa vie. L’ouvrage revient sur son itinéraire, ses combats, sa vision de la culture et de la spiritualité, tout en dévoilant des facettes méconnues de son existence.

Selon l’auteur, Me Pacéré a donné son feu vert pour la publication deux semaines seulement avant sa mort. À travers ce témoignage exceptionnel, Sita Tarbagdo entend contribuer à la préservation de la mémoire d’une figure majeure du Burkina Faso. Il est convaincu que l’héritage de cet homme hors du commun continuera d’inspirer les générations à venir.
Pour Sita Tarbagdo, l’essence de l’œuvre tient en une leçon : « À chaque instant de la vie de l’homme, la mort côtoie la vie ».

Il souhaite que ce témoignage, qu’il considère comme une torche pour les jeunes générations, soit étudié dans les écoles et les universités.
Lors de la même cérémonie, l’ancien bâtonnier Siaka Niamba a dédicacé un recueil de 297 pages rassemblant les textes régissant la profession d’avocat au Burkina Faso, présenté comme un guide indispensable pour les praticiens.
L’actuel bâtonnier, Me Batibié Benao, a salué ces deux publications, rares dans le paysage littéraire burkinabè. Il a souligné la relation de confiance entre le journaliste et Me Pacéré, et rappelé que la Semaine de l’avocat vise à rapprocher le barreau des justiciables.
Lire aussi : Littérature : Avec son livre « Empereur », Ousseni Kouraogo explore le poids des croyances dans les conflits
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






