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jeudi 6 octobre 2022

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Burkina : L’appareil sanitaire en paralysie dès demain

Burkina : L’appareil sanitaire sera paralysé dès demainDans sa conférence de presse du lundi 20 mai 2019 à la Bourse du travail, le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a dénoncé « le manque de volonté du gouvernement à mettre en œuvre le protocole d’accord signé avec le  (syndicat) le 13 mars 2017, sa démission à l’égard de la santé et le mépris vis-à-vis des travailleurs et du SYNTSHA ». En conséquence, le SYNTSHA dit maintenir son mot d’ordre de grève prévu du 21 au 25 mai 2019, suivi d’un boycott des gardes et des permanences du 25 mai au 03 Juin 2019.

« Le constat majeur qui se dégage de l’attitude du gouvernement, c’est le mépris sans précédant qu’il affiche non seulement à l’égard de ses propres engagements mais également vis-à- vis des travailleurs à travers le SYNTSHA », a introduit Pissyamba OUEDRAOGO, Secrétaire général (SG) du SYNTSHA, qui a indiqué qu’après le dépôt du préavis de grèves du 25 Mars dernier, contrairement aux promesses annoncées au sortir du conseil des ministres du 3 avril 2019, «  des négociations sérieuses n’ont pas eu lieu avec le SYNTSHA ».

Le bilan du traitement des points de revendication reste à ce jour négatif, à entendre Pissyamba Ouédraogo qui a rappelé que l’objetif des revendications est d’améliorer les services de santé et les conditions de travail des agents de la santé. « Au niveau du travail ça ne va pas, rupture de médicaments, manque de personnels, etc. », a-t-il fait savoir.

 A l’entendre, les rencontres avec leur ministre de tutelle ont été infructueuses et il en déduit que « le gouvernement et le ministère de la santé sont en train d’abuser de (leur) disponibilité au dialogue ». Pissyamba Ouédraogo affirme qu’« aucune négociation véritable n’a été tenue entre le gouvernement et le SYNTSHA à ce jour », ajoutant qu’il n’y a eu que des « vaines manœuvres visant à diviser » les rangs dans les CHU et CHR.

« Face à un tel mépris qui exprime un peu plus clairement la démission du gouvernement par rapport aux problèmes des services de santé et de l’élevage posés dans sa plate-forme revendicative », le SYNTSHA dit maintenir son mot d’ordre de grève du 21 au 25 mai 2019, et du boycott des gardes et des permanences du 25 mai au 03 Juin pour exiger, d’une part, la satisfaction de sa plateforme revendicative, et d’autre part, demander plus de respect pour les travailleurs de la santé et de leur syndicat, le SYNTSHA, qui du reste, poursuit le SG, « ont assez patienté ».

Les conférenciers ont également pris l’opinion publique à témoin en l’informant par la même occasion « du refus manifeste des autorités d’ouvrir un dialogue sincère et constructif avec le SYNTSHA sur la situation chaotique des formations sanitaires et des services de l’élevage du pays ».

Le SYNTSHA a dénoncé « avec force ce mépris et cette démission du gouvernement à l’égard de la santé des populations » et le tient entièrement responsable des conséquences du blocage actuel du traitement de ses « jutes revendications ». Le syndicat a donc appelé l’ensemble des acteurs du secteur de la santé humaine et animale à soutenir cette lutte. Aux travailleurs de la santé humaine et animale, le SYNTSHA leur lance un appel à prendre la pleine mesure de la situation et à « rester mobilisés et déterminés sans faille car seule la lutte organisée paye ».

Elisée TAO (Stagiaire)

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