L’Agence Burkinabè de l’Énergie Atomique (ABEA), en partenariat avec l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ), a organisé, ce mercredi 17 juin 2026 à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème : « Le nucléaire au service du développement : technologies innovantes, métiers d’avenir ».
À une époque où les nations se distinguent non seulement par leurs ressources naturelles, mais aussi par leur capacité à maîtriser les sciences et les technologies de pointe, le nucléaire occupe une place de choix dans le développement des pays.

Face à ce constat, le Burkina Faso a décidé d’explorer les sciences et les technologies, y compris dans le domaine nucléaire, pour construire son avenir national.
C’est dans cette dynamique que l’Agence Burkinabè de l’Énergie Atomique (ABEA), en partenariat avec l’Université Joseph Ki-Zerbo, a organisé cette conférence publique. L’objectif est d’expliquer aux étudiants les différents rouages du nucléaire ainsi que les métiers qui y sont liés.
Selon le directeur général de l’ABEA, Harouna Sawadogo, cette conférence se veut un espace d’apprentissage, de dialogue et de partage d’expériences entre enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants.
Harouna Sawadogo a souligné que le thème revêt une importance capitale pour le Burkina Faso, car il invite à réfléchir aux solutions scientifiques capables d’accompagner durablement sa marche vers la souveraineté, le progrès économique et le bien-être des populations.

Pour M. Sawadogo le nucléaire fait partie des outils d’avenir. « Contrairement aux idées souvent véhiculées, les technologies nucléaires ne se limitent pas à la production d’électricité. Elles interviennent déjà dans des secteurs essentiels de notre vie quotidienne. Dans le domaine de la santé, elles contribuent au diagnostic et au traitement de nombreuses maladies. En agriculture, elles participent à l’amélioration des rendements, à la lutte contre les ravageurs et à la préservation des ressources naturelles », a-t-il souligné.
Le directeur général de l’ABEA a également précisé que, dans le secteur industriel, ces technologies permettent de contrôler la qualité des infrastructures et des équipements, et qu’elles facilitent, dans la gestion de l’eau, l’identification et le suivi des ressources hydriques.
« Ces applications concrètes démontrent que le nucléaire est avant tout un puissant catalyseur de développement durable, lorsqu’il est utilisé à des fins pacifiques et dans le respect des normes internationales de sûreté et de sécurité », a-t-il ajouté.

Toujours selon le directeur général, la nouvelle dynamique du Burkina Faso appelle à former une génération de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens, de chercheurs et d’experts capables de porter les grandes transformations dont le pays a besoin. « Les métiers du nucléaire représentent un vaste champ d’opportunités professionnelles : physiciens, ingénieurs nucléaires, radiopharmaciens, spécialistes en radioprotection, experts en sûreté nucléaire, chercheurs, techniciens de laboratoire ou encore spécialistes des applications industrielles », a-t-il énuméré, invitant les jeunes à croire en leur potentiel dans ces domaines.
Le président de l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ), le Pr Antoine Béré, a pour sa part rappelé que le Burkina Faso a fait le choix courageux d’investir dans la connaissance et dans les technologies stratégiques.
Selon lui, ces technologies constituent un tremplin pour le développement dans des secteurs clés comme la santé, l’agriculture, l’élevage, l’industrie et la gestion des ressources en eau. D’où la nécessité de cette conférence publique.
Le président de l’UJKZ a déclaré que cette conférence doit donc être pour vous une source d’inspiration et un appel à l’excellence. « […] L’UJKZ entend pleinement jouer sa partition dans cette marche vers la modernisation scientifique et technologique de notre pays. Notre institution demeure engagée dans la promotion de la recherche, de l’innovation et de la formation de ressources humaines de haut niveau, capables d’accompagner les grandes transformations du Burkina Faso », a-t-il souligné.

Plusieurs communications sont prévues tout au long de la journée. Les participants proviennent d’universités publiques et privées, ainsi que d’instituts d’enseignement supérieur et de recherche.
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Jean-François SOMÉ
Minute.bf






