L’Institut supérieur de Génie Électrique du Burkina Faso (ISGE-BF) a marqué, ce jeudi 30 avril 2026, une halte pour célébrer la 7e édition des « 24 h de l’ingénieur ». L’activité, qui s’est tenue dans l’enceinte dudit institut à Ouagadougou, en présence du Directeur général Innocent Compaoré, a permis aux participants de découvrir les rouages du quotidien de l’ingénieur et son « indispensabilité » dans le développement holistique du Burkina Faso.
L’ingénieur est une personne qui, rompue à la formation scientifique et technique, est qualifiée à diriger des travaux et à participer aux applications de la science dans un domaine donné. Dans l’ingénierie, les métiers varient d’un champ à un autre et revêtent une grande importance pour le développement des pays.

Conscient de cette réalité, l’Institut supérieur de génie électrique du Burkina Faso (ISGE-BF) travaille, depuis bientôt une dizaine d’années, à mettre à la disposition du pays des ingénieurs hautement qualifiés dans des domaines bien précis, afin de répondre aux sollicitations des entreprises en la matière.
C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les « 24 heures de l’ingénieur ». Elles visent, selon leurs initiateurs, à sensibiliser le public burkinabè aux métiers de l’ingénierie, afin de susciter en lui l’engouement et la vocation pour ce métier.
Le programme s’est articulé essentiellement autour de la présentation du cycle d’ingénieur, d’un panel, d’une visite des différents laboratoires ainsi que des projets réalisés par les étudiants.

Pour le responsable du cycle ingénieur, Alexis Nagalo, les « 24 h de l’ingénieur » constituent une activité que l’ISGE-BF organise depuis 2016 pour montrer aux Burkinabè ce qu’est réellement l’ingénierie. À l’en croire, cette journée vise à mettre en lumière les diplômés de l’institut déjà insérés sur le marché de l’emploi et à susciter, chez les plus jeunes, l’envie de rêver grand.
« En 2016, les entreprises partenaires nous ont encouragés à former des ingénieurs de conception, parce qu’au Burkina Faso, il existe déjà des formations de niveau Bac+5, mais elles ne répondaient pas toujours aux besoins réels des entreprises. Or, celles-ci, recherchent des compétences de haut niveau, directement opérationnelles. C’est dans cette logique que nous avons mis en place la formation d’ingénieur de conception », a-t-il expliqué.

Toujours selon M. Nagalo, l’admission à l’ISGE-BF se fait par concours. « Les candidats doivent être titulaires d’un Bac+2 ou Bac+3 dans des filières scientifiques ou technologiques. La formation dure trois ans et comprend deux grandes composantes. Il s’agit d’une partie transversale consacrée au management, au marketing et à la gestion et une partie technique dédiée à la conception, à la modélisation, à la programmation, au pilotage de machines, aux réseaux informatiques, à la cybersécurité et à l’intelligence artificielle », a-t-il expliqué aux étudiants et aux participants.
D’après le Directeur général de l’ISGE-BF, Innocent Compaoré, l’objectif des « 24 h de l’ingénieur » est de permettre aux jeunes de mieux comprendre le rôle exigeant mais passionnant de l’ingénieur, et éventuellement de susciter des vocations parmi les apprenants. « Ces journées sont organisées pour expliquer les concepts de l’ingénierie, mais aussi pour offrir aux participants l’opportunité de rencontrer des professionnels et de partager leurs expériences à travers des témoignages inspirants », a-t-il fait savoir.

À l’entendre, le but est de former des ingénieurs complets, capables de concevoir, d’analyser et de résoudre des problèmes complexes. D’où l’engagement de l’Institut à proposer chaque année un stage en entreprise obligatoire pour les étudiants. « Cela permet aux étudiants de confronter leurs connaissances théoriques à la réalité du terrain et de mieux s’intégrer dans le monde professionnel », a ajouté le DG, Innocent Compaoré.
Pour Stanislas Kenneth Tondé, ingénieur en poste au Ministère de la Transition digitale, les « 24 h de l’ingénieur » constituent une excellente initiative. Elles permettent, selon lui, aux anciennes promotions de partager leurs expériences avec les étudiants actuels, tout en aidant ces derniers à mieux comprendre les réalités du terrain. « Ne baissez jamais les bras. L’ISGE-BF offre une formation d’excellence qui prépare efficacement au monde professionnel. Faites-vous confiance et suivez sérieusement les enseignements. Grâce à cette formation, nous avons pu intégrer le monde professionnel sans difficulté et occuper des postes à responsabilité », a-t-il conseillé.

Selon le participant Abdoul Farid Sandwidi, les témoignages des aînés ont été particulièrement enrichissants, car ils lui ont permis de mieux comprendre les réalités du terrain, les défis du monde professionnel et l’importance de l’expérience. « Ce que je retiens principalement, c’est qu’un ingénieur doit être polyvalent, capable de s’adapter à différentes situations, et surtout maîtriser l’anglais », a-t-il indiqué.

Pour rappel, l’ISGE-BF a été créé en 2003 à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), en collaboration avec 18 entreprises. Depuis 2016, il a ouvert, en partenariat avec l’ESIGELEC de Rouen, un cycle d’ingénieurs de conception. À ce jour, plus de 225 ingénieurs de conception ont été formés grâce à ce programme.
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Jean-François SOMÉ
Minute.bf






