Burkina: Des investisseurs dénoncent la « séquestration de leurs sous » par la justice

Les investisseurs en trading ont dénoncé samedi 19 octobre 2019 à Ouagadougou, un « complot honteusement orchestré par les forces du mal que sont le monde de la finance, notamment les banques, les politiciens et le tout exécuté par une justice aux ordres qui a encore du mal à se débarrasser de ses anciens vices pour défendre les intérêts du pauvre et se mettre au service de la vérité ».

En effet, ces investisseurs qui, depuis 2016, ont lancé leur métier de trading au Burkina Faso, ont vu aujourd’hui leurs comptes « séquestrés par l’autorité judiciaire au ordres » parce qu’accusés d’arnaque.

« Mais il n’y a jamais eu d’arnaque », précisent les conférenciers qui estiment que si arnaque, il y avait eue, les concernés se plaindront devant qui de droit. « Mais il n’y a jamais eu de plainte », ont-ils insisté.

Ainsi, les conférenciers disent avoir décidé à partir d’aujourd’hui, de prendre leur destin en main en vue d’obtenir le paiement sans délais de leurs « sous séquestrés par l’autorité judiciaire aux ordres ». Les conférenciers dénoncent, de ce fait, la prise en otage de l’avenir de la jeunesse et l’instrumentalisation de la justice à des fins égoïstes et partisanes.

« Il faut dégeler nos comptes »

Les investisseurs ont demandé à ce que leurs différents comptes soient dégelés pour leur permettre de rentrer dan leurs droits. « Il faut dégeler nos comptes pour nous permettre de nourrir nos enfants et de les scolariser », assène un investisseur.

Le conférenciers condamnent les actions du « banquier geleur » et l’appelle à « se ressaisir pendant qu’il est encore temps ». Ils appellent la justice à ne pas se discréditer davantage car « le peuple est sa fin et la loi, sa limite ». Au gouvernement, ils l’appellent à trouver sans délai une solution urgente à « cette crise qui n’a que trop duré ».

Ces investisseurs mettent en garde le gouvernement s’il venait à confisquer les avoirs des sociétés pour se substituer à elles en vue de les désintéresser. Ils appellent les banques à « s’adapter ou à disparaître simplement ». Enfin, les conférenciers ont déclaré monsieur Ndiaye du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers de l’UEMOA (CREMPF), « Persona non grata » au Burkina Faso.

Armand Kinda
Minute.bf

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