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mercredi 29 mai 2024

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Burkina : Accusé dans un présumé projet de putsch, Cheriff Sy porte plainte

L’ancien ministre de la Défense du régime Kaboré, Moumina Cheriff Sy a déposé une plainte, ce jeudi 28 décembre 2023 au Tribunal de grande instance Ouaga 1 pour « diffamation ». La plainte est déposée contre Marc Ouédraogo/www.Sahel24.info qui dit-il, l’accuse de faire partie « d’un complot de déstabilisation » contre le régime de la Transition.

« Burkina Faso : zoom sur un complot de déstabilisation du régime. Qui sont les instigateurs ? » tel est le titre de l’article que l’ancien président du Conseil national de la Transition (CNT) en 2015 attribue au sieur Marc Ouédraogo publié sur www.Sahel24.info, l’associant à un projet de putsch.

Concrètement, le mis en cause avait écrit dans son article : « le 22 décembre dernier, un complot avait visé à déstabiliser le régime révolutionnaire dirigé par le Capitaine Ibrahim Traoré… Les principaux instigateurs de cette machination identifiés sont M. Adama Ilboudo, fonctionnaire des douanes et son mentor Chérif Sy, ex-ministre de la défense sous Roch Marc Christian Kaboré et ex-président du CNT sous le régime de transition post-insurrectionnelle. Ces deux individus ont eu à concevoir un plan diabolique visant à stopper la transition dirigée par le Capitaine Ibrahim Traoré (souligné par nous)… De sources hien renseignées, c’est particulièrement M. Adam Ilboudo qui a été le bras financier de ce projet suicidaire en remettant une forte somme d’argent à son ex-patron du CNT, Chérif Sy, qui s’était engagé dans le recrutement des membres des FDS ». 

« Par ces propos, l’auteur allègue que j’ai reçu une importante somme d’argent d’une tierce personne avec pour mission de recruter des FDS pour perpétrer un putsch dans le cadre d’un plan diabolique destinée à stopper la Transition. En m’attribuant la conception et la mise en œuvre d’un coup d’état l’auteur de l’article m’impute faussement une tentative de commettre une infraction ? Qui plus est, un coup d’état, infraction de nature infamante pour un ancien Président d’une assemblée législative », a regretté M. Sy pour qui l’auteur « tombe sous le coup de la diffamation prévue et punie par les articles 524-1 et suivants du code pénal ».

« Au sens de l’article 524-1 du code pénal: « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération des personnes ou du corps auquel le fait est imputé, est une diffamation. 

L’article Article 524-4 ajoute que « La diffamation commise par discours, cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publics, par écrits, imprimés vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans les lieux ou réunions publics par des placards ou affiches exposés au regard du public, par tous autres moyens de diffusion est punie d’une peine d’emprisonnement de deux mois à six mois et d’une amende de deux cent cinquante mille (250 000) à cinq cent mille (500 000) francs CFA, si la diffamation est commise envers les particuliers. L’article litigieux ajoute que « Il est impératif que le peuple burkinabé soit informé de ces menaces internes et prenne conscience de l’importance de dénoncer de tels agissements. Cet incident souligne la nécessité pour les autorités compétentes de prendre des mesures rigoureuses afin de neutraliser ces individus malintentionnés et de protéger la stabilité politique du Burkina Faso. Ce faisant, ils appellent à porter atteinte à mon intégrité physique pour sauver le pays. Ces propos constituent une mise en danger de la vie d’autrui conformément à l’article 521-5 du code pénal qui dispose que : Au sens du présent code, la mise en danger de la personne d’autrui est le fait d’exposer, délibérément, autrui à la mort ou à des blessures. Est puni d’une peine d’emprisonnement de un an à cinq ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250 (000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA, le fait de mettre en danger la personne d’autrui. Le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement constitue également une mise en danger de la persome d’autruu et est puni des peines prévues à l’alinéa précédent », rappelé Moumina Cheriff Sy qui termine : « au regard de ce qui précède, je dépose plainte pour diffamation et mise en danger de la vie d’autrui contre le dénommé Marc OUEDRAOGO/www.sahel24.info ainsi que toute autre personne que l’enquête permettra de d’identifier. Je me réserve le droit de préciser le ultérieurement. dont je sollicite réparation ».

Minute.bf

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