mardi 28 avril 2026
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Blocus de Namsiguia : Grosse perte pour le marché à bétail de Djibo

Depuis le lundi 6 décembre 2021, le trafic sur la route nationale 22, entre Bourzanga-Djibo a été stoppé. C’est la conséquence d’un mouvement d’humeur des habitants de Namsiguia qui demandent plus d’actions de la part des autorités dans la lutte contre le terrorisme dans la zone.

Les populations de cette localité devenue tristement célèbre à cause des nombreux incidents terroristes qu’elle a enregistrés, étouffées par l’insécurité, ont décidé de crier leur ras-le-bol à travers un mouvement d’humeur qui s’est soldé par le blocage du tronçon Namissiguia – Djibo, long de 36 kilomètres.

Après 48 heures de manifestation, le blocus n’est toujours pas levé. Ce mercredi 8 decembre 2021, les populations sont encore descendues dans les rues, pour ne pas dire qu’elles y ont veillé. Le mercredi est un jour de marché de bétail à Djibo. Les populations du Soum sont en majorité des éleveurs.

Habituellement, des dizaines de véhicules communément appelés ”Dix tonnes” se rendent à Djibo pour non seulement vendre des produits venus de Ouagadougou mais aussi acheter du bétail pour aller les revendre dans d’autres pays. Les populations de Djibo ne vivent, en grande majorité, que de cette activité. Ce mercredi, ce commerce n’aura pas lieu à cause du blocage de l’axe à Namsiguia. Une grosse perte pour les deux parties, et surtout pour le Burkina Faso.

Depuis plusieurs années, le développement du Soum était mis à mal par l’insécurité grandissante. Soum était connu comme l’épicentre du terrorisme. Cette insécurité impacte négativement toute les activités économiques de la zone

Selon plusieurs sources locales qui se sont confiées à www.minute.bf, ce mercredi, des dizaines de véhicules qui ont quitté Ouagadougou ont été stoppés à Bourzanga, à une quinzaine de kilomètres de Namsiguia et attendent qu’une solution soit trouvée pour leur permettre de poursuivre leur chemin.

En rappel, les populations de Namsiguia qui ont entamé un mouvement d’humeur à travers le blocage de la route nationale 22 attendent les autorités locales pour transmettre leurs doléances. Une attente qui demeure car depuis 72 heures, aucune autorité ne s’est rendue sur les lieux pour l’instant, selon les sources de www.minute.bf. ces populations dénoncent l’insécurité grandissante et appellent à un prise de mesures idoines pour leur permettre de « se sentir Burkinabè ».

Jacques Sawadogo (correspondant)

Minute.bf

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