La Fondation Go Paga a organisé, dans la soirée du jeudi 30 juillet 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de clôture de ses formations professionnelles destinées aux femmes vulnérables. Au total, 165 bénéficiaires, formées en couture, coiffure, pâtisserie et saponification dans des centres agréés par l’État, ont reçu leurs attestations de fin de parcours. Cette remise de parchemins met en lumière les efforts de la Fondation Go Paga et de ses partenaires en faveur de l’autonomisation économique des femmes. La cérémonie était présidée par le ministre en charge de la Formation professionnelle et technique, le Pr Moumouni Zoungrana, en présence d’Idrissa Nassa, PDG du groupe Coris Holding.
« Former les femmes, contribuer à leur insertion socio-économique en général et accroître l’autonomie des femmes ainsi que des proches des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie en particulier » : tel est l’objectif que s’est fixé la Fondation Go Paga depuis plus de deux ans maintenant.

À travers un programme de formation professionnelle, la Fondation Go Paga a permis à 165 femmes d’acquérir des compétences dans des métiers porteurs, en vue de leur insertion économique.
Selon la fondatrice Fadima Kambou, cette cérémonie est bien plus qu’un simple moment de remise de parchemins, mais elle traduit également la vision de la structure, selon laquelle aucune société ne peut avancer durablement si elle laisse les plus fragiles au bord du chemin.
Pour Fadima Kambou l’objectif de ces formations est de créer les conditions d’une véritable autonomie pour les femmes. « Lorsqu’une femme retrouve son autonomie, c’est toute une famille qui reprend espoir », a-t-elle déclaré.
Sur les 165 femmes ayant bénéficié du programme, 100 ont été intégralement prises en charge par la Fondation Coris depuis deux ans, tandis que 65 autres ont été accompagnées par la Fondation Mérieux.

Les bénéficiaires ont été formées dans quatre domaines : couture, coiffure, pâtisserie et saponification, au sein de dix centres agréés par l’État, répartis entre Ouagadougou, Kaya, Koudougou et Fada N’Gourma.
A en croire la fondatrice Fadima Kambou, le choix de structures reconnues vise à garantir la qualité des formations et à permettre aux bénéficiaires d’obtenir des certifications professionnelles. « Nous avons voulu travailler avec des établissements reconnus afin que les compétences acquises soient certifiées et ouvrent de véritables perspectives professionnelles », a-t-elle expliqué.
Créée pour apporter un soutien aux personnes en situation de vulnérabilité, la Fondation Go Paga a déjà mené plusieurs actions, notamment en faveur des blessés de guerre, des orphelins, des veuves et de la petite enfance.
La responsable de la fondation a également exprimé sa reconnaissance aux partenaires, en particulier à la Fondation Coris et à son président-directeur général, Idrissa Nassa, dont l’accompagnement financier et moral a permis de concrétiser plusieurs projets depuis 2021.
S’adressant aux bénéficiaires, madame Kambou les a invitées à valoriser les compétences acquises. « Les compétences que vous avez acquises sont désormais votre capital. Faites-en bon usage. Travaillez avec passion et persévérez malgré les difficultés », leur a-t-elle lancé.
Dans son allocution, le président de la cérémonie, le Pr Moumouni Zoungrana, a salué l’engagement de la Fondation Go Paga aux côtés de l’État burkinabè pour l’autonomisation des femmes. Le ministre en charge de la Formation professionnelle et technique a estimé que ce type d’accompagnement contribue à renforcer les efforts de l’État dans la promotion des compétences et de l’entrepreneuriat. « Le mot, c’est vraiment la reconnaissance, parce que nous travaillons pour la promotion de la formation professionnelle. Et voilà que des structures privées et associatives se mettent dans cette dynamique pour nous aider à atteindre nos objectifs », a déclaré le Pr Zoungrana.

Saluant le travail réalisé au profit des bénéficiaires, le ministre Zoungrana a relevé l’importance de cette formation qui a permis à 165 femmes d’être outillées dans différents domaines. « Vous avez vu le travail formidable qui a été fait pour outiller ces femmes dans la coiffure, la couture, des femmes désormais titulaires du CQP. Ce n’est pas rien, c’est une chose très remarquable qu’il faut saluer à sa juste valeur », a-t-il indiqué.
Pour joindre l’utile à l’agréable, le ministre Pr Moumouni Zoungrana a remis aux bénéficiaires des exemplaires du manifeste de la Révolution progressiste populaire. Il a alors rappelé que le sous-développement de l’Afrique n’est pas lié à une pauvreté matérielle ou à un manque de ressources, mais à une « pauvreté mentale et intellectuelle ». Pr Moumouni Zoungrana a insisté sur la nécessité de changer de mentalité pour accompagner le développement du continent, soulignant que cette transformation passe nécessairement par l’éducation et la sensibilisation. « Ce changement de mentalité passe par la formation, la sensibilisation et par le contenu de ce que nous sommes en train de donner », a-t-il ajouté.
Le ministre en charge de la formation professionnelle a estimé que le manifeste remis constitue un outil d’accompagnement dans cette dynamique. « Le manifeste doit être ce point d’orgue qui va accompagner ce changement de mentalité pour que, enfin, nous puissions sortir du sous-développement, sortir de cette pauvreté mentale et de cette pauvreté psychologique », a-t-il conclu.

Avec cette nouvelle cohorte, la Fondation Go Paga entend poursuivre et élargir ses programmes afin de toucher davantage de femmes, de jeunes et de familles vulnérables à travers le Burkina Faso.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






