Les présidents des faitières des collectivités territoriales de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont ouvert ce vendredi 28 août 2026 à Ouagadougou, un atelier d’élaboration et de validation du plan de travail 2026 de leur Union. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saïdou Sankara, représentant le ministre Émile Zerbo.
Prévu pour se tenir sur deux jours, cet atelier vise à définir un cadre de travail permettant à l’Union des collectivités territoriales de l’AES de mettre en œuvre les missions qui lui sont assignées. Cette rencontre fait suite à l’Assemblée générale constitutive de l’Union. Elle devrait notamment permettre de doter la nouvelle organisation d’un outil de travail devant encadrer le mandat de son président au titre de l’année 2026.

Prenant la parole, le secrétaire général du MATM, Saïdou Sankara a souligné que le Plan de travail 2026 doit permettre de donner un contenu concret aux orientations définies par les statuts et le règlement intérieur de l’UCT-AES et fixé les grandes lignes des interventions du nouveau président au cours de son mandat. Il a formulé le vœu que les travaux accordent une attention particulière à quelques exigences essentielles, notamment la pertinence des actions, leur complémentarité et la mutualisation des moyens.
Le président de l’UCT-AES, Abdoulaye Bassinga a pour sa part rappelé que la création de cette union s’inscrit dans la dynamique d’intégration engagée par les trois pays de l’AES. L’Assemblée générale constitutive, tenue les 11 et 12 juin 2026 à Niamey, a permis, dit-il, de mettre en place le bureau de l’Union. Celui-ci est dirigé par un président, assisté de deux vice-présidents, représentant respectivement le Mali et le Niger.

Après la mise en place de ce bureau, l’élaboration d’une feuille de route est apparue comme une nécessité afin d’éviter « le pilotage à vue » et de définir clairement les actions à mener durant le mandat, a-t-il précisé. « Cette feuille de route sera pour nous notre boussole et devra être en phase avec les idéaux de la Confédération », a souligné le président de l’UCT-AES. « Quand on veut construire une maison, il faut que la fondation soit solide », a-t-il illustré tout en estimant que cette première étape permettra de poser les bases de l’organisation avant la mise en œuvre de ses différentes missions.
De son côté, Abdoulaye Garba Maïga vice-président chargé du développement et de la coopération de l’UCT-AES a rappelé le processus ayant conduit à la création de l’Union. Les réflexions ont débuté au Mali, à Koulikoro, en janvier 2025, avant de se poursuivre au Niger en juillet de la même année. La création de l’Union a finalement été consacrée lors de l’Assemblée générale constitutive tenue à Niamey en juin 2026.

Selon le vice-président chargé du développement et de la coopération de l’UCT-AES l’objectif de l’atelier est de disposer d’un véritable document de planification permettant d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques au niveau des territoires de l’espace confédéral.
« Certains pourraient se demander si 48 heures ne sont pas trop peu. Mais nous avons déjà engagé les discussions. Il s’agit donc essentiellement d’une validation.» a indiqué le Colonel Aboubacar Garanke, vice président en charge de la paix et de la sécurité de l’union des collectivités. Selon le vice président en charge de la paix et de la sécurité, tenue de cet atelier, alors que l’année 2026 est déjà bien entamée, répond à une logique de continuité de l’action au niveau de l’Alliance des États du Sahel.

Les travaux devront ainsi aboutir à la validation d’un plan de travail servant de cadre de référence aux actions de l’Union des collectivités territoriales de l’AES pour l’année 2026. Durant ces 48 heures de travaux, les représentants des collectivités territoriales des trois pays devront donc définir, de manière consensuelle, les priorités et les actions à mettre en œuvre pour l’année 2026.
Minute.bf
Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)






