lundi 9 février 2026
spot_img

Affaire CNDH : Des co-accusés chargent Kalifa Rodrigue Namoano

Le Président de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Kalifa Rodrigue Namoano et trois autres employés étaient à la barre du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga 1, le jeudi 01 décembre 2022, pour répondre des chefs d’accusations portés contre eux.

Mais avant l’audition des prévenus, des témoins à charge ou décharge ont défilé à la barre du Tribunal. Ces derniers ont livré leurs versions des faits à l’appréciation des avocats et juges. Le principal prévenu, le Président de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Kalifa Rodrigue Namoano, a lui aussi été appelé à la barre pour son grand oral devant la Chambre. « Je ne reconnais pas les faits », a plaidé non coupable M. Namoano et ce, après lecture des chefs d’accusations, à savoir, « fraude en matière de commande publique et abus de confiance », par le président du Tribunal. Mais d’où provient la poursuite ?

Pour cela il faut remonter à 2018, date de prise de fonction de Kalifa Rodrigue Namoano à la tête de la CNDH. Depuis lors, la partie civile au procès, c’est-à-dire, le Réseau national de lutte contre la corruption (REN-LAC), a noté des « irrégularités dans la passation des marchés publics ». Selon la loi, il doit être instauré un sain climat de concurrence pour attribuer les marchés publics au plus méritant. Mais selon le REN-LAC, à la CNDH, il a été plutôt instauré « un simulacre de concurrence », en vue d’attribuer les marchés publics aux agents de la CNDH, grâce à leur « entreprise fictive appartenant soit aux agents, soit à un membre de leur famille ».

En cela, la Directrice des affaires financières (DAF), inculpée dans cette affaire, va révéler à la barre : « Aucun marché public depuis mon intégration à la CNDH (2020-2021) n’a suivi la voie normale pour être attribué à un prestataire méritant ». Toujours selon cette dernière, sur injonction du président de la CNDH Kalifa Rodrigue Namoano, elle était chargée « d’appeler » un prestataire indiqué par le président. Ce « prestataire désigné » était tenu de venir avec deux factures « proforma » et une offre alléchantes en dessous de la grille. C’est toujours ou presque la personne mentionnée par le président de la CNDH qui obtient le marché, vient appuyer l’ancien DAF de la structure, lui aussi accusé dans ce dossier.

Ces deux versions des faits seront balayées du revers de la main par le président de la CNDH. Selon Kalifa Rodrigue Namoano, il donnait des « orientations à recourir à des prestataires », plutôt que des « instructions pour imposer les prestataires ».

C’est sur cette ambiguïté que l’audience a pris fin. Elle est prévue reprendre ce vendredi 02 décembre 2022, au TGI Ouaga 1.

Mathias Kam
Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Gaoua : Une importante quantité de poussins frauduleux saisis par la Gendarmerie

Le vendredi 6 février 2026 très tôt dans la matinée vers 5 h du matin, la Brigade de...

Énergie : Le ministre Gouba satisfait de l’état d’avancement des travaux de la centrale thermique SONABEL Bobo 2

Le ministre en charge de l’Énergie et des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a effectué une visite de terrain...

Aéroport International de Ouagadougou : La nouvelle salle d’embarquement R+1 officiellement inaugurée

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Monsieur Emile Zerbo, a présidé, le samedi...

Agropôle de Samendeni : Un lycée professionnel spécialisé dans 06 mois

(Bobo-Dioulasso, 08 février 2026). Le Coordonnateur technique de l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ),...