Abdoulaye Barry : « Le pays de Thomas Sankara s’effondre et fait pitié »

Des intellectuels burkinabè ont lancé un mouvement dénommé Burkinabè unis pour la transformation sociale (BUTS), ce samedi 30 juillet 2022. Un diagnostic sans complaisance de la situation nationale a été fait.

« Le Burkinabè n’est plus un homme de valeur pour le monde. Le pays de Thomas Sankara s’effrondre et fait pitié », a d’emblée déplorer Abdoulaye Barry, Secrétaire général du mouvement BUTS.

Pour Abdoulaye Barry, la situation nationale est inquiétante et le péril est à nos portes : « la lente descente aux enfers s’accélère chaque jour. L’existence de notre pays est constamment menacée (…) »

Pour le Secrétaire général du mouvement BUTS, depuis les indépendances, excepté la Révolution, aucun régime n’a apporté de véritable changement porteur d’espoir pour le peuple. Ceci étant, il a appelé à une meilleure offre. «Depuis 60 ans, excepté le régime Sankara, tout change mais rien ne change. Je voudrais témoigner à l’ensemble des FDS et VDP notre indéfectible soutien. Je voudrais leur dire que la situation dramatique peut changer, elle doit changer et elle va changer de gré ou de force. Plutôt la mort que la honte… », a martelé Abdoulaye Barry.

Une situation qui se dégrade sous le MPSR

Se prononçant sur la gestion du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) de Paul Henri Sandaogo Damiba, le Secrétaire général du Mouvement BUTS a noté « la militarisation de l’administration publique ».

Pire « le nouveau régime se montre incapable d’inverser la tendance face à la menace terroriste ».

« Les médecins du 24 janvier, arrivés en sauveurs, ont répété le même diagnostic et ont reconduit le même traitement en abusant sur la posologie ce qui a eu pour effet une surdose au point d’engager le pronostic vital du grabataire Burkina Faso.

Le médecin spécialiste s’est révélé pire que le généraliste qu’il a remplacé. Urgences des urgences, il nous faut trouver un remède au remède du 24 janvier pour espérer trouver un vrai remède au mal. C’est un passage obligé », a regretté Abdoulaye Barry.

Mathias Kam

Minute.bf

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