Mali : Les autorités disent ne plus être liées aux contraintes de délai de la CEDEAO

Les autorités de la transition malienne ont réaffirmé ce mardi, le « caractère irréversible » de leur décision de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest. Elles annoncent ne plus être liées aux contraintes de délai tel qu’imposé par l’organisation sous-régionale pour l’organisation des élections.

« Le Ministère réitère le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de la République du Mali de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation par l’Organisation de ses propres textes, ainsi que les autres raisons légitimes mentionnées dans le Communiqué conjoint N°001 du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, en date du 28 Janvier 2024 », lit-on dans une note adressée à la Commission de la CEDEAO mardi 06 février.

Pour le gouvernement malien, la CEDEAO, à travers les sanctions qu’elle a imposées le 09 janvier 2022 au Mali, a contredit les dispositions communautaires pertinentes, notamment le Traité révisé de la CEDEAO du 24 juillet 1993 et le Protocole aditionnel ASLISD212 du 17 fevrier 2012 porant régime des sanctions à l’encontre des États membres qui n’honorent pas leurs obligations.

Lire aussi : Coopération : Le Burkina Faso, le Mali et le Niger quittent « sans délai » la CEDEAO

« Ni ces textes, ni aucun autre instrument juridique de I’Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un Etat membre », dénonce le Mali ajoutant en outre que « la Conférence de la CEDEAO a violé le droit d’accès à la mer et la liberté de transit du Mali, tels que prévus par l’article 125 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer adopté à Montego Bay le 10 décembre 1982 ».

Selon les autorités du Mali, « ces graves manquements commis par la CEDEAO rendent le Traité de la CEDEAO inopérant, au regard des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, la survenance d’une situation rendant l’exécution du traitė impossible et le changement fondamental de circonstances ».

Par conséquent, le Gouvernement de la République du Mali dit ne plus être lié aux contraintes de délai, mentionnées à I’article 91 du Traité révisé et évoquées par la Commission.

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Burkina : L’ABNORM sensibilise les responsables des Établissements publics à la démarche qualité dans leur service

Dans le cadre de ses missions de promotion de la qualité, de protection des consommateurs et d'appui au...

Coupe du monde 2026 : Le Mexique ouvre le bal face à l’Afrique du Sud

Après quatre longues années d’attente, la Coupe du monde 2026 donne enfin son coup d’envoi, ce jeudi 11...

Fraude sur le ciment : Tout camion sans documents verra son chargement saisi à partir de ce 11 juin (BMCRF)

Face à la pénurie de ciment observée ces derniers mois sur le marché national, la Brigade mobile de...

Souveraineté alimentaire : Les capacités du barrage de Louda restaurée, cap sur l’aménagement des 220 hectares de périmètre irrigué

Après les barrages de Kokologho et de Goulouré dans le Nando, le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de...