Burkina  : l’extradition de François Compaoré est loin d’être terminée

La France s’apprête à donner ses garanties pour l’extradition de François Compaoré au Burkina, informe RFI. Mais selon le journal, le coup d’État du 23 janvier a repoussé la possible extradition de François Compaoré, frère cadet de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, principal accusé dans l’affaire de l’assassinat le 13 décembre 1998 à Sapouy, du journaliste d’investigation Norbert Zongo.

La Cour européenne des droits de l’homme qui a stoppé cette procédure en août dernier a en effet demandé aux autorités françaises et par ricochet aux nouveaux dirigeants du Burkina Faso de réitérer les garanties exigées pour permettre l’extradition de François Compaoré. « La France a demandé et obtenu un délai, l’État a jusqu’à ce mardi 3 mai pour le faire », précise le journal, qui note que la procédure actuelle est en fait une succession d’allers-retours de « mémoires » d’avocats. 

L’État français a envoyé un premier document qui indique que toutes les garanties d’extradition sont respectées à la Cour européenne des droits de l’homme le 30 janvier, sept jours donc après le coup d’État du lieutenant-colonel Damiba. Fait que les avocats de François Compaoré, déjà très critiques sur les compétences de l’État du Faso dirigé par le président Kaboré à respecter les droits de leur client, ont pointé dans leur contre-mémoire remis à la CEDH le 17 mars, a rappelé RFI.

Le 21, la cour a donc réitéré ses demandes auprès de l’État français qui a, dans la foulée, le 23 mars, via une lettre officielle envoyée à l’ambassade du Burkina Faso à Paris, demandé aux nouvelles autorités d’apporter ces garanties en indiquant que chacune d’elles devra « être fournie par une autorité habilitée à engager l’État burkinabè. »

Selon nos informations, dans un premier temps, les militaires au pouvoir n’ont pas donné suite. La France a donc demandé un report à la CEDH. Questionné, le ministère français des Affaires étrangères n’a pas commenté d’éventuelles relations avec les autorités à Ouagadougou mais confirmé par contre « que la France rendra le 3 mai un deuxième mémoire en réplique ».  La procédure d’extradition de François Compaoré au niveau de la CEDH est donc loin d’être terminée, a conclu le journal.

Minute.bf

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