Mali: Macron qualifie de «honte» les propos du Premier ministre

Le président français, Emmanuel Macron a qualifié de « honte » les propos tenus par le Premier ministre malien tendant à dire que « la France a abandonné le Mali en plein vol ».

Écoutez son intervention….

« Je rappelle que le Premier ministre malien est l’enfant de deux coups d’Etat, si je puis dire. Puisqu’il y a eu un coup d’Etat en août 2020 et un coup d’Etat dans le coup d’Etat.Donc la légitimité du gouvernement actuel est démocratiquement nul. Alors qu’hier nous avons présidé à l’hommage national au sergent Blasco et qu’aujourd’hui il est enterré parmi les siens, ce qu’a dit le Premier ministre malien est inadmissible. C’est une honte. Et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement.

Les Maliens sont les première victimes du terrorisme jihadiste. Je sais qu’aujourd’hui, tant et tant de Maliennes et Maliens pensent à leurs enfants qui sont morts de ces terroristes mais ils pensent aussi à ces familles de soldats qui ont perdu un fils à des milliers de kilomètres d’eux pour aider à sauver le Mali. Qu’il y ait tant de mépris des actuels dirigeants maliens à l’égard de nos soldats, des vies qui ont été laissés, c’est inadmissible. », Emmanuel Macron.

Au micro de RFI, le président français a qualifié ce jeudi 30 septembre de « honte » les accusations d’« abandon » du Mali par la France proférées par le Premier ministre malien de transition Choguel Maïga à la tribune de l’ONU. Emmanuel Macron s’est dit « choqué » par ces propos.

Source: RFI

Minute.bf

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1 COMMENTAIRE

  1. Monsieur Macron a tout à fait raison. Voilà 8 ans que l’armée française s’est engagée aux côtés de l’armée malienne « ka malisɔ̀rɔdasiw dɛ̀mɛ ka terorisiw bɔ malila ! ». En outre, l’armée française ne se « retire pas en plein vol », elle réorganise son dispositif pour le renforcer là où c’est utile (région de Ménaka notamment), et les casernes libérées au nord du Mali doivent en principe être occupées par les soldats maliens, ce qui semble logique (l’armée française n’a pas vocation à s’installer définitivement au Mali). D’ailleurs si lors du 1er (pseudo) accord de paix en 1992, le Gouvernement malien n’avait pas répondu favorablement aux exigences de certains Touaregs, à savoir quitter les casernes pour laisser les rebelles s’adonner librement à leurs trafics, le pays n’en serait probablement pas là !! Enfin, curieusement, tandis que l’armée tchadienne a également annoncé qu’elle retirait la moitié de ses effectifs, M. Maïga ne s’est pas prononcé à ce sujet. »Mìsijugu tɛ́ nɔ́nɔ bɔ́ » ….. »un mauvais gouvernement…… »
    LIRE : Les rébellions touarègues au Nord-Mali, entre idées reçues et réalité (L’Harmattan)

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