Burkina : Les journalistes du privé réclament de meilleures conditions de vie et de travail

Cela fait maintenant un an et deux mois, précisément en Juin 2020 que les journalistes des médias privés du Burkina sortaient pour la première fois pour décrier leurs conditions de travail jugées « exécrables ». Une année après, beaucoup de choses n’ont malheureusement pas bougé. Ils l’ont fait savoir ce mardi 10 août 2021 lors d’une conférence de presse animée par un comité ad’ hoc au centre National de presse Norbert Zongo.

« Il ne peut pas avoir de liberté de presse là où les journalistes sont exposés à la précarité, à la pauvreté où à la peur », nous enseigne un passage de la convention collective de 2009. Cette précarité, cette pauvreté et cette peur, une bonne partie des journalistes exerçants dans les organes de presse privée au Burkina les vivent au quotidien.

Selon le comité ad’ hoc animateur du point de presse, la fameuse convention collective est aujourd’hui bafouée par une écrasante majorité des promoteurs d’organes de presse. « Sur un effectif de 241 organes, ils ne valent pas 10 qui appliquent la convention », ont soulevé les conférenciers. Conséquence, les travailleurs souffrent et travaillent presque gratuitement. 

« Il n’est pas rare de voir des journalistes percevoir 25 000 FCFA, non pas par mois, mais en fonction des humeurs du patron », a regretté le comité ad’ hoc et d’ajouter que ce beau métier n’a pas d’avenir dans ce pays si les choses continuent ainsi.

La question de l’assainissement du milieu a été évoquée mais les conférenciers ont estimé qu’il appartient au Conseil supérieur de la communication (CSC) de jouer son rôle de régulation et éviter que les organes ne poussent comme des champions chaque jour. Par ailleurs, ils invitent leurs confrères à participer à l’opération de confection des cartes de presse, une pièce très importante pour assainir le milieu médiatique.

Les conférenciers ont demandé l’union sacrée des uns et des autres pour la satisfaction de la plateforme revendicative qui s’articule autour de la pleine application de la convention collective, un plan de carrière, une couverture sanitaire appropriée, un versement des arriérés de salaires, une déclaration suivie de cotisation à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS).

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Volleyball : Planète Sport et l’AS Tuy remportent la première Coupe du Faso

Le Palais des sports de Ouagadougou a abrité, ce dimanche 25 octobre 2026, les finales de la première...

Reconquête du territoire national : « Les choses sont en train d’être bien faites » (Sompagnimdi Ismaël Ouédraogo)

Marchant ambulant à Ouagadougou, vigile, rabatteur au port de Lomé, Sompagnimdi Ismaël Ouédraogo a eu mille vies. Son...

REMA 2026 : Des professionnels proposent des solutions pour l’exportation de la musique burkinabè

Des professionnels se sont réunis le samedi 24 octobre 2026 au Centre culturel du Faso, à Ouagadougou, autour...

Sortie de la 22e promotion de l’ISGE-BF : 200 diplômés armés pour l’industrie et le numérique

L'Institut supérieur de génie électrique du Burkina Faso (ISGE-BF) a organisé, le samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou,...