Les populations de Saonré, à Ouagadougou, se sont mobilisées dans la matinée du samedi 15 août 2026 pour exprimer leur gratitude au chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, et à son gouvernement pour les différentes réalisations engagées dans leur localité, notamment la construction d’un complexe scolaire moderne. À cette occasion, elles ont également formulé un nouveau plaidoyer en faveur de la construction d’un centre de santé de proximité.
Ils étaient plusieurs centaines à s’être rassemblés à Saonré pour « dire merci » au chef de l’État pour avoir donné une suite favorable à leurs sollicitations. Selon les habitants, la localité était confrontée à un déficit important d’infrastructures scolaires, contraignant les enfants à parcourir plusieurs kilomètres pour rejoindre les établissements situés notamment à Pissy ou à Cissin. Cette situation appartient désormais au passé, puisque le gouvernement a achevé courant cette année, la construction d’un complexe scolaire moderne au profit de la population.

Pour le chef de Saonré, cette infrastructure constitue un véritable soulagement pour les habitants, qui pourront désormais scolariser leurs enfants dans un établissement public situé à proximité.
«Nous disons merci au Capitaine Ibrahim Traoré pour cette école ultramoderne qu’il met à la disposition de notre village. C’était une réelle préoccupation pour nous. Nos enfants devaient parcourir des kilomètres et braver tous les dangers pour rejoindre leurs écoles. Aujourd’hui, c’est du passé et nous ne pouvons que dire merci », a-t-il déclaré.»
Le chef de Saonré a, par ailleurs, appelé la population à soutenir les initiatives du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des communautés. Il a particulièrement salué l’engagement de la Veille citoyenne de Bonheur Ville, qu’il a présentée comme ayant joué un rôle important dans la concrétisation de cette réalisation.

Un plaidoyer citoyen à l’origine du projet
Prenant la parole, Daouda Ouédraogo, président du Comité de Veille Citoyenne de Bonheur Ville (CVC-BV), a souligné que la construction du complexe scolaire est l’aboutissement d’un processus de plaidoyer, de concertation et de mobilisation ayant impliqué plusieurs acteurs. Selon lui, cette réalisation illustre la capacité d’une mobilisation citoyenne responsable, menée dans le respect des autorités et des procédures administratives, à contribuer à la résolution concrète des préoccupations des populations.
« La population de Bonheur Ville avait, à travers le Comité de veille citoyenne, identifié plusieurs priorités d’ordre vital pour notre secteur. Parmi ces priorités figurait la nécessité de disposer d’une infrastructure scolaire adaptée aux besoins de la population. Nos enfants parcouraient plusieurs kilomètres avant de rejoindre leurs écoles à Pissy ou à Cissin. Aujourd’hui, cette question est résolue », a-t-il expliqué tout en exprimant sa reconnaissance aux autorités burkinabè, avec à leur tête le Capitaine Ibrahim Traoré, pour la réalisation de l’infrastructure.

« Sans l’avènement du Capitaine Ibrahim Traoré, cette réalisation n’aurait pas eu lieu. Donc, nous disons merci à notre président. Et selon ce qui ressort des propos du ministre de l’enseignement de base, les établissements scolaires du Burkina Faso seront désormais construits suivant ce modèle », a-t-il ajouté.
Après l’école, le centre de santé
Tout en saluant la réalisation du complexe scolaire, les populations de Saonré ont formulé un nouveau plaidoyer : la construction d’une infrastructure sanitaire dans la zone. A en croire Daouda Ouédraogo, le village ne dispose actuellement d’aucune infrastructure sanitaire publique, une situation qui constitue un obstacle important à l’accès aux soins.

« Si l’accès à l’éducation connaît une avancée importante, l’accès aux soins de santé demeure une préoccupation majeure. La croissance démographique et l’extension de la zone rendent indispensable la mise en place d’une infrastructure sanitaire de proximité », a-t-il relevé.»
Pour le président du CVC-BV, la construction d’un centre de santé permettrait notamment de rapprocher les soins des populations, de réduire les distances parcourues pour accéder aux services sanitaires, d’améliorer la prise en charge des femmes enceintes et des enfants, de faciliter les consultations et les soins de première nécessité, mais aussi de renforcer la prévention et la sensibilisation en matière de santé. « Le centre de santé n’est donc pas un luxe. Il constitue aujourd’hui une nécessité sociale et sanitaire », a-t-il insisté.
Des démarches engagées depuis 2024
Conscientes de cette nécessité, les populations, sous la houlette du CVC-BV, indiquent avoir engagé, dès janvier 2024, des démarches auprès du ministère chargé de la Santé. Le principe du projet aurait reçu un avis favorable, avant que le Comité ne soit orienté vers les services techniques compétents.

Le CVC-BV a ainsi été mis en relation avec le directeur régional de la Santé, qui a, à son tour, instruit le District sanitaire de Pissy afin qu’une visite du site destiné à accueillir l’infrastructure soit effectuée. Cette visite technique a effectivement eu lieu et a permis aux services compétents de prendre connaissance de la situation ainsi que du site envisagé pour l’implantation du futur centre de santé.
À ce jour, selon les populations, malgré les différentes démarches entreprises et les avis favorables enregistrés au cours du processus, le Comité reste dans l’attente de l’autorisation nécessaire à l’exploitation du site destiné à accueillir l’infrastructure sanitaire.
« Cette autorisation constitue désormais une étape déterminante pour permettre au projet de franchir un nouveau cap et d’entrer dans une phase plus concrète de réalisation », a souligné Daouda Ouédraogo.
Le président du CVC-BV a ainsi invité les autorités concernées à donner suite à cette démarche, au regard de l’importance du projet pour les populations de Saonré, qui, du reste, se disent mobilisées et prêtes à prendre en charge dès obtention de l’autorisation, la construction de la clôture du site devant abriter l’infrastructure.
Oumarou KONATE






