Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a officiellement lancé, ce 29 septembre 2026 à Ouagadougou, l’Enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF) 2026. La collecte des données se déroulera du 30 septembre au 29 novembre 2026.
Au total, 7 800 ménages seront enquêtés, avec pour objectif de tester 18 000 femmes et hommes âgés de 15 à 64 ans, ainsi que 15 000 enfants de 6 mois à 9 ans pour le paludisme et l’hépatite B et C. À travers cette enquête, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) entend recueillir des données fiables sur la situation du paludisme et des hépatites B et C dans le pays.

Selon le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette édition 2026 innove en intégrant, pour la toute première fois, un volet de dépistage des hépatites virales B et C.
Pour lui, ce choix n’est pas anodin, « il traduit la volonté du Ministère de la Santé d’élargir sa vision de la santé publique, en tenant compte de l’ensemble des pathologies qui pèsent sur la santé de nos concitoyennes et concitoyens » a déclaré le ministre de la santé.
Le ministre kargougou a indiqué que ces données devraient contribuer à orienter les stratégies de prévention, de vaccination et de prise en charge, mais aussi à mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme.
Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou a également rassuré les participants quant à la prise en charge des personnes dont les tests se révéleraient positifs. Les personnes dépistées positives seront orientées vers la formation sanitaire la plus proche de leur domicile pour une prise en charge appropriée, conformément aux protocoles nationaux en vigueur.

Pour le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, la phase préparatoire de l’enquête a notamment été marquée par la formation des formateurs, puis celle des agents enquêteurs et des agents biomarqueurs. Les équipes seront ensuite déployées dans les 17 régions du Burkina Faso pour environ deux mois de collecte.
Le directeur général de l’INSD, a également expliqué que sur le terrain, les agents procéderont d’abord à des entretiens directs auprès des ménages. Les personnes ciblées seront ensuite soumises, selon leur catégorie, à des prélèvements sanguins permettant le dépistage du paludisme et des hépatites B et C. Chaque agent sera équipé d’une tablette pour la collecte et la transmission des données.

La ministre déléguée chargée du Budget, Fatouma Bako/Traoré présente a cette cérémonie, a, pour sa part, insisté sur l’importance de disposer de données actualisées. Selon elle, ces informations permettront de mieux apprécier la situation sanitaire et d’adapter les actions de prise en charge du paludisme et des hépatites.
La ministre déléguée chargée du Budget, a également appelé les ménages à réserver un bon accueil aux agents enquêteurs et a insisté sur la nécessité de garantir la confidentialité des données recueillies.

À travers l’EIPH-BF 2026, les autorités sanitaires entendent disposer de données actualisées pour mieux orienter les actions de prévention, de dépistage et de prise en charge du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso.
Sakinatou ZOUNDI
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