Société ouest-africaine de physique : Le 8e Congrès international se tiendra à Ouagadougou du 29 juillet au 1er août 2026

Le comité d’organisation du 8e Congrès international de la Société ouest-africaine de physique (SOAPHYS) a tenu une conférence de presse, le jeudi 23 juillet 2026 à Ouagadougou, pour annoncer la tenue de cet événement scientifique. La rencontre est programmée du 29 juillet au 1er août 2026 à Ouagadougou.

Placée sous le thème « Soutenir l’accès à l’énergie, l’agriculture durable et la sécurité alimentaire par la physique appliquée », cette édition vise à contribuer à la structuration et au renforcement de la discipline en Afrique de l’Ouest.

Le président du comité d’organisation, Gérard Bila Segda, a souligné que ce congrès entend promouvoir une coopération régionale efficace, au service de l’accès à l’énergie, de l’agriculture durable et de la sécurité alimentaire. « Ce huitième congrès veut contribuer à passer de la juxtaposition scientifique à la coopération régionale, de la connaissance à l’innovation, du laboratoire au prototype, du prototype au produit et du laboratoire à l’usine », a-t-il déclaré.

Le président du comité d’organisation du 8e congrès international de la SOAPHYS, Gérard Bilan Segda, annonçant les grandes articulations du 8e congrès

Les travaux s’articuleront autour de cinq axes principaux : la physique de l’énergie et la souveraineté énergétique ; la physique appliquée à l’agriculture durable et à la sécurité alimentaire ; les sciences spatiales, la modélisation, la simulation et la science des données ; la physique, l’innovation et la transformation industrielle ; ainsi que les thématiques transversales liées à la gouvernance scientifique, à l’enseignement, au numérique, à l’intelligence artificielle et au développement durable.

Gérard Bila Segda a indiqué que le congrès réunira des décideurs publics, des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des ingénieurs, des industriels, des entrepreneurs, des inventeurs, des innovateurs, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de jeunes scientifiques venus de dix pays de la sous-région. Tous seront invités à réfléchir ensemble aux défis scientifiques et technologiques de l’Afrique de l’Ouest.

L’une des principales innovations de cette édition réside dans le renforcement des liens entre les chercheurs, les acteurs industriels et les institutions publiques, notamment par l’organisation de tables rondes et de panels.

Par ailleurs, le président du comité d’organisation a lancé un appel à l’ensemble de la nation burkinabè et à la communauté internationale pour accroître le soutien à la science et à la recherche. « Il ne peut y avoir de souveraineté véritable sans souveraineté scientifique et technologique », a-t-il martelé. Gérard Bila Segda a exhorté les citoyens à s’intéresser davantage aux sciences, les jeunes à s’orienter vers les carrières scientifiques, les entreprises à investir dans la recherche et l’innovation, et les décideurs à renforcer leur appui au secteur. Il a également insisté sur le fait que l’Afrique de l’Ouest dispose des talents, des intelligences et des compétences nécessaires pour bâtir son avenir scientifique et technologique.

Au-delà des échanges scientifiques, les organisateurs souhaitent que ce congrès débouche sur des actions concrètes. Ils ambitionnent de renforcer la coopération scientifique régionale, d’identifier les compétences disponibles dans l’espace ouest-africain, de créer ou de consolider des groupes thématiques de recherche et de favoriser la mutualisation des équipements scientifiques. Le congrès entend également faire émerger des projets collaboratifs entre plusieurs pays, rapprocher les universités et les entreprises, renforcer la formation des jeunes chercheurs, promouvoir l’innovation et la maturation technologique, tout en intégrant davantage le numérique et l’intelligence artificielle dans les activités de recherche.

Les organisateurs prévoient aussi la mise en place d’un mécanisme de suivi des recommandations issues des travaux. Le calendrier officiel prévoit l’adoption d’une déclaration finale et de recommandations le 31 juillet 2026, suivie de la création d’un comité chargé d’assurer le suivi de leur mise en œuvre et d’évaluer les premiers résultats des groupes de travail. Plus de 400 participants, en présentiel et en ligne, sont attendus à Ouagadougou du 29 juillet au 1er août 2026 pour cette huitième édition du Congrès international de la SOAPHYS.

Lire aussi : Mathématiques et Sciences physiques : Une compétition nationale pour révéler les futurs ingénieurs burkinabè

Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
Minute.bf

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