Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a officiellement lancé, ce mardi 21 juillet 2026 à Ouagadougou, les épreuves théoriques d’admissibilité des examens professionnels du Certificat d’Aptitude Professionnelle d’Éducateur Certifié de la Petite Enfance (CAPECPE) et du Certificat Supérieur d’Aptitude Pédagogique (CSAPé), session 2026. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté.
Les examens professionnels du Certificat d’Aptitude Professionnelle d’Éducateur Certifié de la Petite Enfance (CAPECPE) et du Certificat Supérieur d’Aptitude Pédagogique (CSAPé), destinés aux personnels de l’éducation préscolaire, concernent cette année 8 433 candidats à l’échelle nationale.

Selon le ministre en charge de l’enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, ils revêtent une importance capitale, à la fois pour le renforcement des compétences des acteurs du système éducatif et pour l’avancement de leur carrière. Il a souligné qu’ils constituent un levier stratégique pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement préscolaire au Burkina Faso.
En effet, la réussite à ces concours ouvre la voie vers la catégorie A3, en tant que professeurs ou éducateurs certifiés, et permet aux lauréats d’intégrer le vivier à partir duquel seront recrutés les futurs inspecteurs.
Le ministre Dingara a rappelé que cet événement marque une étape clé dans le calendrier de la Direction générale des examens et concours de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle.
Pour garantir le bon déroulement de cette session, le département a déployé un important dispositif logistique et humain, mobilisant 831 acteurs sur le terrain. Les épreuves se tiennent dans 192 salles réparties à travers le pays, sous la supervision de 47 jurys.
La dynamique des effectifs témoigne d’un intérêt croissant pour le secteur : le CAPECPE enregistre une progression spectaculaire de 900 %, avec un nombre de candidats passant de 31 à 309. Le CSAPé rassemble quant à lui 8 124 postulants.
Dans un souci d’efficacité, le ministère en charge de l’enseignement de base a fait le choix stratégique de regrouper l’ensemble des candidats au CAPECPE à Ouagadougou. Le centre de composition de la capitale accueille ainsi 1 173 candidats, répartis en un jury unique : 309 pour le CAPECPE et 826 pour le CSAPé, ces derniers étant issus de la province du Kadiogo.
Sur le plan infrastructural, 25 salles ont été mobilisées dans la ville de Ouagadougou, dont 18 dédiées au CSAPé et 7 au CAPECPE. Une salle supplémentaire a été spécialement réservée aux candidats originaires des régions du Liptako et du Soum, fortement impactées par les défis sécuritaires. Le ministre Dingara a salué cette mesure comme « un signal fort de la détermination à inclure tous les agents de la Patrie ».

Par ailleurs, Jacques Sosthène Dingara a félicité le corps enseignant pour les résultats records enregistrés au certificat d’études primaires (CEP), avec un taux de réussite de 95,23 % cette année. Il a également encouragé les candidats du jour à aborder les épreuves avec sérénité, les assurant que la direction générale des examens a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la transparence, la crédibilité et l’équité du processus. « En investissant dans la certification des enseignants, on investit directement dans la qualité des apprentissages pour les enfants. Le Gouvernement reste déterminé à faire de l’éducation le moteur du développement du Burkina Faso », a-t-il conclu.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






