A un peu plus de deux semaines du début de l’opération militaire israëlo-américaine contre l’Iran, le blocage du détroit d’Ormuz continue d’exacerber les tensions. Ce lundi 16 mars 2026, le président américain, Donald Trump, qui a appelé à la mobilisation pour libérer le détroit d’Ormuz a menacé ses alliés s’ils n’aident pas les États-Unis à le sécuriser.
Le président américain a d’abord souligné que l’Europe et la Chine sont fortement dépendantes du pétrole du Golfe, contrairement aux États-Unis. Et il pense qu’« il est tout à fait normal que ceux qui bénéficient du détroit contribuent à ce qu’aucun incident grave ne s’y produise ».
Pour cela, fait-il pression sur ses alliés et la Chine pour qu’ils sécurisent le trafic d’hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz verrouillé par l’Iran. « S’il n’y a pas de réponse ou si la réponse est négative, je pense que ce sera très mauvais pour l’avenir de l’OTAN », a-t-il déclaré dans une interview accordée au Financial Times.
A la Chine, il lui a rappelé qu’elle importe 90 % de son pétrole du détroit, exigeant donc son aide tout en menaçant de reporter un voyage en Chine prévu du 31 mars au 2 avril.
Plus tôt, il a assuré que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit.
L’appel à la sécurisation du détroit de Trump se heurte au refus du JAPON ET DE L4Australie. Tenu de renoncer pour toujours à la guerre par sa Constitution pacifiste de 1947, le Japon a déclaré ce lundi 16 mars qu’il « n’envisageait pas » un tel déploiement.
Aussi, la ministre australienne des Transports, Catherine King, a signifié : « nous n’enverrons pas de navire dans le détroit d’Ormuz ».
Pendant ce temps, le ministère des Affaires étrangères iranien a prévenu les pays qui envisageraient de répondre à l’appel de Washington, les enjoignant de « s’abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit ».
Il faut noter que les prix du pétrole, qui ont connu une flambée spectaculaire depuis le début de la guerre, montrant des signes de stabilité lundi autour de 100 dollars le baril. Les grandes économies mondiales ont commencé, ce 16 mars même à puiser dans leurs réserves stratégiques pour prévenir un choc pétrolier.
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