Boukaré Conombo : Il faut « faire bloc autour du président afin de sauver le pays »

Le mardi 5 novembre 2019, le mouvement brassard était en conférence de presse à Ouagadougou. C’était l’occasion pour les premiers responsables de ce mouvement de passer au peigne fin les sujets comme l’an 5 de l’insurrection, la  situation sécuritaire, les grèves, la situation politique et sociale au Burkina Faso.

« Nous souhaitons prompt rétablissement aux blessés et surtout justice, oui justice pour les martyrs tombés pour la patrie », a soutenu Boukaré Conombo, président du Brassard noir, qui par la même occasion a traduit sa solidarité à l’endroit des familles de victimes. Il a invité la Haute Cour de Justice à tout mettre en œuvre pour vider ce contentieux car selon lui, « la plus belle commémoration que l’on puisse rendre à ces martyrs, c’est de leur rendre justice ».

Former militairement les populations civiles pour conter les terroristes

La situation sécuritaire et les grèves dans la fonction publique ont également attiré l’attention des conférenciers. En effet, « notre patrie subit des attaques multiples et acharnés par des individus armés non identifiés (terroristes), depuis 4 ans », a reconnu M. Conombo.

 Ainsi, le brassard noir a lancé un appel à la solidarité dans la lutte contre le terrorisme, invitant les populations à mettre en avant le patriotisme et surtout d’apporter leur soutien indéfectible aux Forces de Défense et de sécurité. En outre, le mouvement recommande au gouvernement, « de réactiver les centres d’entrainement commando pour la formation civique et militaire des populations ». A cela, le mouvement a rappelé la nécessité d’ « équiper spécialement » les FDS sur le front pour mieux faire face aux forces obscurantistes.

« Taire les querelles et faire bloc autour du président du Faso… »

Au plan socio-politique, M. Conombo a fustigé le comportement des politiciens qui de son avis sont déjà en « pré-campagne ». Il les a invité par ailleurs a plus « de lucidité et de discernement » et surtout à « taire les querelles et faire bloc autour du président du Faso afin de sauver le pays ».

Le président du brassard noir a regretté « la démission de toute la classe politique », qui n’est pas au diapason des priorités actuelles du peuple. Plutôt que les élections, « la priorité du peuple burkinabè actuellement c’est la sécurisation du territoire, le retour des déplacés dans leurs familles, la réouverture des écoles et la scolarisation des élèves, mais pas des élections », a précisé M. Conombo.

Franck Michaël KOLA (Stagiaire)

Minute.bf

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