samedi 9 mai 2026
spot_img

Boukaré Conombo : Il faut « faire bloc autour du président afin de sauver le pays »

Le mardi 5 novembre 2019, le mouvement brassard était en conférence de presse à Ouagadougou. C’était l’occasion pour les premiers responsables de ce mouvement de passer au peigne fin les sujets comme l’an 5 de l’insurrection, la  situation sécuritaire, les grèves, la situation politique et sociale au Burkina Faso.

« Nous souhaitons prompt rétablissement aux blessés et surtout justice, oui justice pour les martyrs tombés pour la patrie », a soutenu Boukaré Conombo, président du Brassard noir, qui par la même occasion a traduit sa solidarité à l’endroit des familles de victimes. Il a invité la Haute Cour de Justice à tout mettre en œuvre pour vider ce contentieux car selon lui, « la plus belle commémoration que l’on puisse rendre à ces martyrs, c’est de leur rendre justice ».

Former militairement les populations civiles pour conter les terroristes

La situation sécuritaire et les grèves dans la fonction publique ont également attiré l’attention des conférenciers. En effet, « notre patrie subit des attaques multiples et acharnés par des individus armés non identifiés (terroristes), depuis 4 ans », a reconnu M. Conombo.

 Ainsi, le brassard noir a lancé un appel à la solidarité dans la lutte contre le terrorisme, invitant les populations à mettre en avant le patriotisme et surtout d’apporter leur soutien indéfectible aux Forces de Défense et de sécurité. En outre, le mouvement recommande au gouvernement, « de réactiver les centres d’entrainement commando pour la formation civique et militaire des populations ». A cela, le mouvement a rappelé la nécessité d’ « équiper spécialement » les FDS sur le front pour mieux faire face aux forces obscurantistes.

« Taire les querelles et faire bloc autour du président du Faso… »

Au plan socio-politique, M. Conombo a fustigé le comportement des politiciens qui de son avis sont déjà en « pré-campagne ». Il les a invité par ailleurs a plus « de lucidité et de discernement » et surtout à « taire les querelles et faire bloc autour du président du Faso afin de sauver le pays ».

Le président du brassard noir a regretté « la démission de toute la classe politique », qui n’est pas au diapason des priorités actuelles du peuple. Plutôt que les élections, « la priorité du peuple burkinabè actuellement c’est la sécurisation du territoire, le retour des déplacés dans leurs familles, la réouverture des écoles et la scolarisation des élèves, mais pas des élections », a précisé M. Conombo.

Franck Michaël KOLA (Stagiaire)

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

ALP : Le ministre Nacanabo dévoile le Plan RELANCE aux députés

Le ministre de l’Économie et des Finances a présenté, ce vendredi 8 mai 2026, devant l’Assemblée législative du...

Affaire d’huile impropre à la consommation : Les clarifications du Procureur du Faso près le TGI Ouaga I

Ceci est un communiqué du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga I relatif à...

Préparation des forces : « Bangré I », une manœuvre conjointe interarmes axée sur la guerre de haute intensité

Du 04 au 08 mai 2026, Académie Militaire Georges NAMOANO-AMGN et Ecole Nationale de Sous-Officiers d'Active-ENSOA ont conduit...

Session criminelle du TGI Ouaga 1 : 14 ans de prison ferme à l’encontre de faussaires, d’auteurs de traite de personnes et de stupéfiants

‎(Ouagadougou, le 08 mai 2026). ‎La chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance Ouaga 1 a poursuivi, ce...