Le président de l’Assemblée législative du peuple (ALT), représentant le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé la cérémonie commémorative de la Journée nationale d’hommage aux martyrs, ce samedi 31 octobre 2026 à Ouagadougou. Cette commémoration a été l’occasion de rendre hommage aux victimes de l’insurrection populaire et à toutes les personnes tombées pour la défense de la patrie.
La cérémonie a été marquée par un dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument aux morts, effectué au nom du chef de l’État par le Dr Ousmane Bougouma.

Des années après leur sacrifice pour la Nation, les héros de l’insurrection populaire et à toutes les personnes tombées pour la défense de la patrie restent gravés dans la mémoire collective du peuple burkinabè, qui continue de leur rendre hommage.
Parmi les participants figurait Oscibi Jhoann, artiste musicien et blessé lors de la résistance au coup d’État de septembre 2015. Pour lui, cette journée revêt une importance particulière, car elle permet de préserver la mémoire de ceux qui ont payé de leur vie pour le Burkina Faso. « Nous avons vu, dans ce pays, des personnes qui ont travaillé à effacer la mémoire de nos martyrs. Aujourd’hui, Dieu merci, nous sommes dans une révolution et nous sommes là pour rendre hommage à nos camarades disparus », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les fils et les filles du Burkina Faso ne sont pas morts pour rien, « Ils sont tombés pour une cause : la dignité, la confiance du Burkina Faso en lui-même et la nécessité de se libérer des chaînes de l’esclavage économique et mental ».
Oscibi Jhoann a par ailleurs salué les efforts consentis par les autorités en faveur des blessés et des familles des victimes de l’insurrection populaire. Il a notamment indiqué que près de 95 % des blessés de la résistance au coup d’État avaient bénéficié de dédommagements, dont il fait partie. « Certaines actions se font dans le silence et avec intégrité. Il ne s’agit plus d’exhibitionnisme communicationnel. C’est cela aussi, le Burkina Faso : travailler sans tambour ni trompette », a expliqué l’artiste musicien blessé lors du coup d’État de 2015.

Les élèves ne sont pas restés en marge de cette commémoration. Présente à la cérémonie, Chérifa Ilboudo, élève au lycée CFIAM, a exprimé sa reconnaissance envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour la patrie.
« Je suis venue pour la commémoration de nos héros, car ils se sont sacrifiés pour notre patrie. En tant qu’élève, je m’engage à toujours travailler pour mon pays et j’invite mes camarades à faire de même », a-t-elle déclaré.
Au-delà des hommages, cette célébration rappelle surtout aux générations actuelles et futures la nécessité de préserver les valeurs pour lesquelles ces hommes et ces femmes ont consenti le sacrifice ultime.
Sakinatou ZOUNDI
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