Un homme a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, le vendredi 30 octobre 2026, par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dori, pour des faits de coups et blessures volontaires criminels sur sa compagne enceinte. Selon un communiqué du procureur du Faso près le TGI de Dori, la victime avait été grièvement blessée à l’arme blanche et défigurée à l’acide, dans la nuit du 31 août 2026.
Les faits remontent au 1er septembre 2026, lorsque le Commissariat central de police de Dori a signalé la découverte d’une jeune femme grièvement blessée et inconsciente à Torodi, un village situé à une dizaine de kilomètres de la ville. Secourue puis évacuée au Centre hospitalier régional (CHR) de Dori, elle présentait de graves brûlures au visage, à la poitrine et aux mains, ainsi que des blessures sur plusieurs parties du corps.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les sévices auraient été infligés dans la nuit du 31 août 2026 à l’aide d’un produit acide et d’un objet contondant, notamment un couteau. Un communiqué administratif a permis de retrouver la famille de la victime trois jours après les faits.
Après avoir repris connaissance, la jeune femme a désigné son compagnon comme étant l’auteur présumé de l’agression. Elle a expliqué aux enquêteurs qu’étant tombée enceinte de lui, ce dernier lui aurait demandé d’interrompre volontairement la grossesse. Face à son refus, il l’aurait attirée, par des stratagèmes, dans un endroit isolé, où il l’aurait rouée de coups, blessée au dos avec un couteau et aspergée d’acide au visage, la défigurant. Il l’aurait ensuite abandonnée sur place après qu’elle eut perdu connaissance. Elle n’a été secourue que le lendemain matin, de justesse.
Grâce à la collaboration des populations, le mis en cause a été interpellé le 15 octobre 2026. Présenté au parquet le 20 octobre, il a été placé sous mandat de dépôt le même jour, dans l’attente de son jugement. Traduit devant la chambre criminelle du TGI de Dori le 30 octobre 2026, l’accusé a été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, sur le fondement de l’article 512-22 du Code pénal, selon le procureur du Faso, Sibiri Soumaïla Sanou.
Dans son communiqué, le procureur a salué le professionnalisme et l’engagement du personnel soignant du CHR de Dori, auquel il attribue le sauvetage de la victime. Il a également félicité les acteurs de la chaîne pénale, en particulier l’unité de police judiciaire, ainsi que les populations pour leur contribution à l’interpellation du condamné.
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