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mardi 27 septembre 2022

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Musée national : Des acteurs outillés en documentation manuelle des collections


L’an 2019, année du patrimoine dans le monde islamique, est une occasion pour l’organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) en coopération avec le ministère de la culture, des Arts et du Tourisme (MCAT) d’organiser un atelier national de formation sur la « documentation manuelle des collections », du 2 au 3 mai 2019 au musée national à Ouagadougou. Au cours de cet atelier, il a été question de mettre en évidence tous les contours et les bienfaits de la documentation des objets de musée.

Environ une vingtaine de participants ont pris part à cette formation qui a connu deux communications, une sur « la documentation muséale », donnée par Mamoudou Namountougou, Conservateur-restaurateur de musée, et une autre qui a porté sur « les étapes de la documentation manuelle du point de vue théorique et pratique », donnée par Evariste Kaboré, Conservateur-restaurateur de musée et directeur de la recherche et des collections au musée national.

De la première communication assurée par M. Namountougou, il est ressorti que la documentation muséale est l’ensemble des opérations, des méthodes, des procédures, etc., et d’outils qui facilitent le traitement systématique et permanent des données et des documents ou de l’information d’un musée. Indiquant que le musée est le dépositaire d’un patrimoine public, le communicateur a estimé impérieux de matérialiser et de garantir la paternité de ce patrimoine.

La documentation, a fait noter le communicateur, prend en compte les éléments d’identification ainsi que la situation de l’objet au sein du musée. C’est l’information contenue dans cette documentation qui, à l’en croire, déterminera la valeur de l’œuvre.

Evariste Kaboré dans la deuxième communication qui a concerné les étapes de la documentation manuelle du point de vue théorique et pratique, a rappelé que les documents d’orientation professionnelle font obligation aux personnes de musée de procéder à la documentation des objets de leurs collections. C’est donc l’ensemble des documents relatifs aux objets de la/des collection(s) qui devrait former un système dit « système de documentation », qui est un ensemble d’éléments (numéro d’inventaire, registre d’inventaire, fichiers-maitre et d’index, codes de localisation, etc.) qui sont en relation entre eux et avec l’environnement muséal, et qui sont organisés afin de gérer les objets de la collection du musée.

Dramane Konaté, conseiller technique, représentant le ministère de la culture, des arts et du tourisme indiquera pour sa part que le musée est d’un intérêt capital pour une nation, pour une communauté. Le public burkinabè doit avoir la culture du musée, selon lui. « On doit aller au musée comme on va au cinéma », a-t-il lancé, regrettant le fait que notre société n’ait pas été éduquée dans la culture du musée. « Nous allons plaider pour que cette formation soit suivie de la documentation numérique à l’archivage numérique. Le ministère mettra tout en œuvre pour accompagner le musée dans ses différentes préoccupations », a-t-il promis.

L’ISESCO, à l’issue de cet atelier, à travers son représentant Oumarou Guigma, Chef de la division ISESCO, à la commission nationale burkinabè pour l’UNESCO et ISESCO, s’est dite satisfaite parce que « les objectifs sont atteints ». Il assure que l’ISESCO se tient prête aux côtés du gouvernement pour les actions à venir. Il a souhaité une restitution fiable des résultats de cette formation au profit des musées et des acteurs de culture.

A. Kinda

Minute.bf

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