Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé, le vendredi 9 octobre 2026 à Ouagadougou, la première édition de la Nuit du communicateur, dénommée « ZAMA D’OR». Cette cérémonie a été marquée par la distinction de plusieurs professionnels des secteurs de la communication et de la publicité, en reconnaissance de leur mérite.
Pensée pour être un cadre de valorisation de la culture et de l’excellence professionnelle, la Nuit du communicateur « ZAMA D’OR » récompense les acteurs qui se distinguent par leur créativité, leur engagement et la qualité de leurs productions.
Selon, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, la création des ZAMA D’OR n’est pas anodine. Elle repose sur une conviction, « celle de reconnaître le rôle des professionnels qui contribuent à façonner l’imaginaire collectif, à promouvoir les valeurs nationales et à renforcer la cohésion sociale ».

Pour lui, la communication occupe une place centrale dans les dynamiques de transformation du Burkina Faso. « Dans le contexte de notre pays, marqué par les défis de la reconquête du territoire, de la résilience nationale et de la consolidation de notre souveraineté, le communicateur est un acteur de la mobilisation nationale, un artisan de la cohésion sociale et un défenseur de la responsabilité dans l’espace informationnel » a expliqué le ministre de la communication.
Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a également expliqué que le nom « ZAMA D’OR » rend hommage à Zama Publicité, présentée comme une pionnière de la publicité sur le continent africain. À travers cette appellation, le ministère entend établir un lien entre mémoire et avenir, en rappelant l’héritage des acteurs qui ont contribué à poser les premières pierres de l’industrie publicitaire.

Pour Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette initiative vise aussi à transmettre aux générations actuelles et futures la connaissance de cet héritage et la volonté de le faire fructifier.
« Votre distinction est une reconnaissance de votre mérite, mais elle est aussi une responsabilité », a-t-il rappelé aux lauréats, les exhortant à poursuivre leurs efforts, à innover et à mettre leurs talents au service du pays.

Le ministre de la communication a par ailleurs invité les professionnels à valoriser davantage le patrimoine culturel burkinabè à travers les langues nationales, les récits, les savoirs et les savoir-faire, tout en produisant des contenus adaptés aux réalités du peuple et respectueux de l’éthique professionnelle.
Parmi les lauréats de cette première édition figure Céphas Bamouni, chargé de communication à l’Université Norbert-Zongo, distingué dans la catégorie « Meilleure communication institutionnelle ».
Pour lui, cette reconnaissance constitue à la fois une source de satisfaction et une responsabilité supplémentaire. « C’est un trophée vraiment qui représente beaucoup pour moi. Parce que ça fait 13 ans que nous sommes au niveau de l’institution. Que nous faisons cette communication institutionnelle. On n’avait jamais pensé un jour qu’on allait reconnaître notre travail » a déclaré Céphas Bamouni.

Céphas Bamouni a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè, particulièrement au ministre chargé de la Communication pour avoir porté cette initiative. Il a également dédié son prix à l’ensemble des communicateurs, à sa famille et à toutes les personnes qui l’ont soutenu dans son parcours.
Cette première édition des ZAMA D’OR a distingué plusieurs professionnels à travers différentes catégories. Outre les distinctions honorifiques regroupées sous l’appellation « ZAMA d’hommage », dédiées aux personnalités ayant marqué le secteur de la communication, des prix officiels ont récompensé l’excellence dans plusieurs domaines. Les différents catégories distinguées sont notamment la communication institutionnelle, la communication commerciale, le meilleur spot télévisé, le publireportage, la création télévisuelle et l’affiche produit.

Chaque lauréat a reçu la somme de un million de francs CFA, un trophée, une attestation de mérite ainsi qu’une attestation de l’Observatoire burkinabè de la publicité.
À travers cette première édition, le ministère entend inscrire les ZAMA D’OR dans une dynamique continue de reconnaissance du mérite, de promotion de la créativité et de renforcement de la responsabilité des professionnels de la communication et de la publicité au Burkina Faso.
Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf







