Ceci est une déclaration de l’Union pour la Renaissance – Mouvement Patriotique Sankariste (UNIR-MPS) en lien avec ce qu’elle a qualifié d’« agression impérialiste contre la République bolivarienne du Venezuela. Lisez plutôt !
L’Union pour la Renaissance – Mouvement Patriotique Sankariste (UNIR-MPS) exprime sa profonde indignation et condamne avec la plus grande fermeté l’agression militaire et politique menée par les États-Unis d’Amérique contre la République bolivarienne du Venezuela. Ces actes constituent une violation manifeste des principes fondamentaux du droit international, un mépris assumé de la souveraineté des peuples et une illustration brutale de la persistance, sous des formes renouvelées, des logiques impérialistes et hégémoniques dans les relations internationales contemporaines.
Les événements en cours au Venezuela ne peuvent être réduits à un simple épisode de politique intérieure ou régionale. Ils s’inscrivent dans un rapport de force géopolitique mondial, marqué par la volonté d’une grande puissance d’imposer sa domination au mépris de l’égalité souveraine des États. À travers le Venezuela, ce sont tous les peuples du Sud qui sont interpellés, en particulier ceux qui revendiquent le droit de définir librement leur trajectoire politique, économique et stratégique en dehors de toute tutelle étrangère.
L’UNIR-MPS rappelle avec force que la Charte des Nations Unies, socle juridique de l’ordre international contemporain, interdit strictement le recours à la force contre un État souverain, en dehors des cas limitativement prévus de légitime défense ou d’une autorisation expresse du Conseil de sécurité. En l’absence de toute base légale reconnue, les actes posés contre le Venezuela par les États-Unis d’Amérique relèvent juridiquement d’une agression illégale, quelles que soient les justifications politiques, médiatiques ou sécuritaires avancées.
Les tentatives visant à invoquer la démocratie, la sécurité internationale ou la lutte contre des menaces transnationales ne sauraient constituer une couverture juridique à une intervention militaire unilatérale. Le droit international ne reconnaît ni le droit à l’ingérence armée sélective, ni la légitimité du changement de régime imposé par la force. Lorsqu’une telle intervention est guidée par des intérêts géostratégiques, économiques et hégémoniques, elle révèle sa véritable nature : celle d’un acte de domination.
L’UNIR-MPS identifie clairement la logique à l’œuvre dans cette crise. Il s’agit d’une volonté de contrôle politique et stratégique, inscrite dans une tradition impérialiste ancienne, historiquement assumée à travers des doctrines de domination régionale et mondiale, et visant la mise sous tutelle d’un État souverain. En arrière-plan se pose également la question du contrôle des ressources naturelles et des équilibres géopolitiques régionaux.
Comme l’avait analysé le Capitaine Thomas Sankara, l’impérialisme ne change pas de nature ; il change seulement de langage. Hier, il se présentait sous les traits de la « mission civilisatrice ». Aujourd’hui, il se dissimule derrière les discours de « démocratie », de « sécurité » ou de « stabilité ».
Mais l’objectif demeure inchangé : dominer, imposer et soumettre.
Fidèle à l’internationalisme révolutionnaire et à l’idéal panafricaniste, l’UNIR-MPS exprime sa solidarité totale avec le peuple vénézuélien. Ce peuple, comme tous les peuples du monde, détient le droit inaliénable de décider librement de son avenir politique sans pressions extérieures, sans sanctions illégales, sans bombardements et sans ingérence étrangère. Les contradictions internes d’un pays, aussi réelles soient-elles, ne sauraient jamais justifier une agression impérialiste. La démocratie ne se construit pas par la force, et la souveraineté ne se négocie pas sous la menace.
L’UNIR-MPS affirme avec gravité que ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela constitue un avertissement sérieux pour l’Afrique et pour l’ensemble des peuples du Sud. L’histoire récente de notre continent est marquée par des interventions extérieures, des déstabilisations politiques et des guerres de prédation dont les conséquences humaines, économiques et sociales demeurent profondes. C’est pourquoi notre Parti appelle les peuples africains conscients, les forces souverainistes et progressistes, ainsi que les États attachés à leur indépendance réelle, à rejeter toute complaisance envers l’impérialisme et à défendre sans concession les principes du droit international. Le silence face à l’injustice commise ailleurs prépare toujours l’injustice chez soi.
Enfin, l’UNIR-MPS réaffirme son engagement résolu pour la construction d’un ordre international juste, multipolaire et souverain, fondé sur le respect strict de la souveraineté des États, l’égalité entre les nations, le règlement pacifique des différends et la fin des guerres de domination, de prédation et d’ingérence.
Comme le rappelait Thomas Sankara, un peuple qui abdique sa souveraineté abdique sa dignité. Les peuples doivent rester debout, organisés et solidaires face aux nouvelles formes de domination.
Avec le Peuple, Victoire!
La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons!
Le Directoire National
Ouagadougou, le 4 janvier 2026
Minute.bf






