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mercredi 21 février 2024

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Tribune – Commercialisation de fil contrefait pour le Faso Dan Fani : Des citoyens burkinabè tirent sur la sonnette d’alarme

Ceci est une tribune de citoyens burkinabè sur le fil contrefait du Faso Dan Fani. Ils appellent à l’utilisation du fil du coton issu des entreprises locales de filature.

Le peuple patriote et nationaliste burkinabé dans ses Investigations s’est rendu compte de la présence des fils contrefaits, potentiels outils de tissage et de filage de nos pages traditionnelles sur le marché local burkinabè. Nous détenons des images de ces fils importés et qui sont présents sur notre marché locale et pourrait passer à des expériences solides pour convaincre quiconque de la contrefaçon de ces fils venant d’autres horizons.

Le Faso Dan Fani répond à une exigence gouvernementale qui a une base juridique. Économiquement parlant, le Faso Dan Fani répond aux sacrifices des cotonculteurs et des cotonniers burkinabè, transformé et conditionné par la SOFITEX ( Société Burkinabè des Fibres Textiles ) et filé par la seule société de filature du Burkina Faso qui est la FILSAH ( Filature du Sahel ) basée à Bobo-Dioulasso qui est d’ailleurs l’une des principales sociétés de filature d’Afrique de l’ouest.

Alors, le bien-être du coton burkinabè, l’utilisation des fils issus de notre coton est un facteur d’autonomisation économique et d’enrichissement du cotonculteur burkinabè et des industries de transformation du coton du pays.
De plus, c’est une manière d’attribuer une force économique probante à la chaîne de production, de transformation et de commercialisation des produits finis issus du coton burkinabè.

Nous interpelons le gouvernement de la Transition sur blé sens profond de la protection du tissu économique burkinabè qui est, jadis embryonnaire, pour faire une économie endogène débarrasser de la contrefaçon, de la concurrence déloyale et de la déstructuration de la chaîne économique nationale.

Il existe une loi, voté depuis 2017 et adopté par l’assemblée nationale et qui porte sur l’organisation de la concurrence au Burkina Faso qui a pour vocation de lutter contre la fraude, en sa section 4 qui interdit l’importation et l’exportation des produits contrefaisants destinés à la commercialisation, en son article 52 dont la teneur suit :
LOI N°016-2017/AN portant organisation de la concurrence au Burkina Faso  Assemblée nationale a délibéré en sa séance du 27 avril 2017 et adopté la loi dont la teneur suit :
CHAPITRE 6 : DES DISPOSITIONS ANNEXES A L’ORGANISATION DE LA CONCURRENCE
Section 4 : De la lutte contre la fraude
Article 52 : Sont interdites :
-l’importation, l’exportation sans titre ou sans déclaration en douane des biens soumis à ce régime ;
-l’importation, l’exportation ainsi que la détention ou la vente de marchandises en violation de la réglementation du contrôle des marchandises avant expédition ;
-l’importation ou l’exportation de produits contrefaisants destinés au commerce ;
-toute falsification pratiquée sur des documents d’importation, d’exportation ;
-toute utilisation de faux documents à des fins d’importation, d’exportation ;
-toute forme de cession de titre d’importation ou d’exportation.

En considération de la présence de cette loi, si nous permettons à des esprits soi-disant malins ou malveillants trafiquer ces fils dans le seul dessein d’importation et d’inondation de nos marchés locaux, c’est bien sûr la chute de la compétitivité de nos entreprises locales tels que FILSAH et une force potentiel dans le développement du chômage et la fermeture de nos entreprises locales, qu’elles soient étatiques ou appartenant à des particuliers.
C’est aussi la faillite de l’économie endogène nationale qui laissera place à cette économie ultra capitaliste barbare qui dénature même le sens de notre État – providence.
Le danger lié à la commercialisation de ces fils plastiques/nylon et synthétique  est la faillite de la SOFITEX et le découragement de nos cotonculteurs dans leurs grande majorité.

En tant que panafricaniste, défenseur de l’endogenéïté comme principe de production économique et aussi défenseur du  « produisons et consommons local », nous réitérons notre appel aux décideurs et aux législateurs de l’intérêt primordial de préserver le consommateur burkinabè et de placer l’intérêt économique du Burkina Faso au-devant des considérations économico-politiques.
Nous restons convaincus que ce que nous consommons doit être une partie intégrale de la souveraineté de notre État en ce sens que nos marchés doivent être assainis et protégé par les textes en vigueur de notre république. Et s’il existe un ou des vides juridiques, que le législateur s’en presse d’arrêter l’abcès avant qu’il ne soit trop tard.

Gorges Doh Sanou
Citoyen burkinabè
sanougeorges@gmail.com

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