vendredi 6 février 2026
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Stigmatisation des communautés : « Comment soigner une plaie sans crever l’abcès ? » (Monique Yeli Kam)

Au cours d’une conférence de presse, le vendredi 17 juin 2022 à Ouagadougou, Monique Yeli Kam, la présidente du Mouvement pour la Renaissance du Burkina (MRB) est revenue sur le sujet portant sur les stigmatisations communautaires. Sur les réseaux sociaux, elle s’y est plusieurs fois prononcée suscitant des commentaires. Interrogée, elle s’est défendue sur ses sorties sur la question. 

Monique Yeli Kam est connue pour ne pas garder sa langue dans la poche sur les questions dites sensibles comme le régionalisme, l’ethnicisme au Burkina Faso. « Comment soigner une plaie sans crever l’abcès ? », s’interroge la présidente du MRB. 

Si certains pensent qu’il faut passer sous silence les questions liées à l’ethnicisme, ce n’est pas le cas de Mme Kam pour qui, « le jour de l’accouchement il n’y a plus de honte. » Pour elle, il faut en parler. Et sur la question, elle se défend : « je ne pense pas que je fais de la stigmatisation. Je joue simplement mon rôle et pour le faire, je ne peux pas le faire par hypocrisie. C’est cette hypocrisie qui s’est érigée en culture de gouvernance et mode de vie qui nous a conduits dans la crise politique et sociale. »

Monique Yeli Kam se veut catégorique sur la question. Elle pense qu’il faut dire « le nom de la grande mère comme il se doit. » 

« Aujourd’hui, nous devons être courageux, faire la politique autrement, avoir l’audace et la sincérité d’affronter les vraies problématiques et menaces de notre vivre ensemble », a-t-elle soutenu. 

Imitant le slogan des ingénieurs, Mme Kam pense qu’il « faut souvent détruire, casser, mais pour toujours reconstruire. » Cela passe selon elle par la « vérité. » 

« Au tribunal, il faut dire la vérité, qui a fait quoi », a-t-elle argumenté avant d’exclure l’éventualité d’un conflit liée à la question. Et si cela devrait arriver, « personne ne peut se dédouaner de n’avoir pas une part de responsabilité dans le conflit », est convaincue la présidente du MRB pour qui, il ne faut pas faire dans « l’hypocrisie » mais plutôt « citer nommément toutes les parties. » 

Pour information, suite à des messages de stigmatisation sur des ethnies, le porte-parole du gouvernement a, dans un communiqué, condamné les propos, annonçant par ailleurs l’ouverture d’une enquête.

Mathias KAM

Minute.bf

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