Sommet Afrique- France : La jeunesse burkinabè ne reconnaitra pas les conclusions

Le Conseil national de la jeunesse (CNJ-BF) a  qualifié d’immixtion l’acte posé par l’Ambassade de France au Burkina Faso et les autres organismes français, en ce qui concerne l’organisation à Montpellier du sommet Afrique – France. Dans un message sur la page Facebook de l’institution de la jeunesse,  Moumouni Dialla, président du CNJ-BF,  menace de ne pas reconnaître les conclusions de ce sommet qui sera organisé sans une consultation au préalable de sa structure.

En effet, des jeunes africains prendront part au Nouveau Sommet Afrique-France (NSAF) qui se tiendra à Paris puis à Montpellier du 5 au 9 octobre 2021. Cette rencontre a été initiée par les autorités françaises pour discuter des projets de développement avec la jeunesse africaine. Mais le choix des participants du Burkina Faso a été fait, sans une consultation du CNJ-BF,  pourtant chargé de la jeunesse. Ce qui a vite fait réagir le président de cette institution,  Moumouni Dialla qui a voulu mieux comprendre le critère de désignation des participants à ce sommet.

Lorsqu’il est rentré en contact avec l’ambassade de France pour mieux comprendre, il lui a été signifié que la désignation a été  faite par l’Ambassade de France en collaboration avec leurs institutions et organismes présents au Burkina Faso, parmi lesquels il y a l’IRD, le CFI, l’AFD, le CIRDES et bien d’autres. Ces organismes ont identifié 42 jeunes pour représenter  le Burkina Faso audit Sommet.

Le CNJ-BF a donc fait savoir à l’ambassade de France que « loin de vouloir faire partie de l’organisation du sommet, il s’agit de faire savoir aux organismes français qui sont dans notre État, qu’ils ne sont nullement habilités à désigner de jeunes Burkinabé qu’ils veulent pour participer à  un sommet en France au nom de l’État, et particulièrement au nom des Jeunes ».

Le CNJ-BF s’est ainsi engagé à ne pas reconnaître les conclusions du sommet, et partant à ne pas contribuer à sa réalisation au Burkina Faso.

Le Conseil National de la Jeunesse estime d’ailleurs que « cette manière de faire n’est rien d’autre qu’une immixtion dans les affaires de notre État ».

Minute.bf

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Faso Mêbo : Plus de 303 millions FCFA mobilisés au 18 septembre

Les contributions au financement de l’initiative Faso Mêbo atteignent 303 565 848 FCFA au 18 septembre 2026, selon...

Hydrocarbures dans l’AES : Le Niger prêt à servir le Burkina et le Mali, sous trois conditions (Société nigérienne de pétrole)

Le directeur de la société nigérienne de pétrole, Ali Seibou Hassane, a exposé, le 16 septembre 2026 en...

Concours national de détection de talents scientifiques féminins : « ‎HAKILI Mousso » célèbre les championnes des séries scientifiques

‎(Ouagadougou, 19 septembre 2026). Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, représentant le...

Sport : Joël Meda reconquiert le trône national du tennis burkinabè

Le champion de retour d’une blessure à la hanche a dominé Namalyir Dabiré en finale (6-1, 6-0) et...