Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a officiellement lancé la 22e édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC), dans la soirée de ce samedi 25 avril 2026. C’était en présence des autorités administratives, des populations venues de quatre coins du pays et surtout des représentants de frères et amis de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du pays invité d’honneur, le Ghana.
Par trois coups de gong, le Président Ibrahim Traoré a officiellement levé les rideaux sur la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Une semaine durant laquelle la culture burkinabè dans toute sa diversité sera célébrée autour du thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

Dans son discours officiel lu par le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Chef de l’Etat, a rendu un hommage aux Forces combattantes et salué la résilience du peuple burkinabè dans ce contexte de lutte contre le terrorisme. Le président Traoré voit en la tenue de cette 22e édition de la SNC, la preuve que le Burkina Faso est résilient. S’il reste debout aujourd’hui, soutient-il, c’est parce qu’il puise sa force dans les racines profondes de son identité. Il reste debout par « la détermination de son peuple », « le sacrifice de ses vaillantes Forces combattantes et ses intrépides Volontaires pour la Défense de la Patrie », a poursuivi le capitaine Traoré, vantant les mérites d’« une culture qui rassemble, qui éduque, qui transmet qui permet de dialoguer avec le monde sans se renier » ; « une qui refuse l’uniformisation et les mirages aliénants d’une mondialisation sans âme ».
Citant le Camarade Président Thomas Isidore Noël Sankara pour qui « la domination culturelle est la plus insidieuse, mais aussi la plus efficace », le Capitaine Traoré est convaincu qu’ « un peuple conscient de ses valeurs culturelles, est un peuple difficilement asservissable ».
Dans ce sens et en droite en ligne avec le thème de l’édition qui prône la transmission de valeurs aux jeunes, il a appelé à leur enseigner « le respect, la solidarité, la dignité, le courage et le patriotisme agissant ».

Cela, d’autant plus que le Président du Faso est convaincu que « la culture un levier de résistance, de cohésion et de souveraineté ». « Nos sociétés nous enseignent que les crises ne naissent pas seulement de la pauvreté matérielle ; elles émanent surtout de la rupture des liens, de la perte de repères, de la négation de l’autre. La culture est alors ce pont qui relie les générations, ce socle sur lequel se construit l’unité dans la diversité. Transmettre nos valeurs, c’est inviter chaque Burkinabè, chaque jeune surtout, à prendre sa part dans la défense de la Nation et dans la construction d’une paix durable », a-t-il argué.
En outre, il a défini la culture burkinabè comme une qui ne s’enferme pas sur elle-même, qui s’ouvre, dialogue, se nourrit des autres cultures pour mieux affirmer sa propre identité. Il en veut pour preuve le choix de la République sœur et amie du Ghana en tant que pays invité d’honneur de cette biennale de la culture burkinabè.

Dans cette même dynamique, cette édition s’inscrit pleinement dans l’esprit de solidarité et de synergie culturelle porté par la Confédération des États du Sahel (AES). Cela sera matérialisé par le lancement de la 2e édition de la Semaine de la fraternité de l’AES, le 26 avril 2026.
Enfin, aux artistes, troupes, écrivains, créateurs venus des régions du Burkina Faso et de sa diaspora, le président Traoré les a invités à faire de cette édition « un moment d’excellence, d’émulation saine et de créativité engagée ».

Il faut noter que la cérémonie de lancement a été marquée par un défilé de différentes troupes portant la diversité culturelle nationale, un défilé de troupes ghanéennes exposant leur riche patrimoine et des prestations d’artistes, dont celle d’une troupe russe au grand plaisir des festivaliers.
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Franck Michaël KOLA et Oumarou KONATE
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